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JIB's PROGRAMME

Cérémonie d'ouverture

Mardi 8 décembre de 17h00 à 17h45

L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE AU CŒUR DE LA BIOLOGIE MÉDICALE

L’évolution attendue dans les années à venir concernent davantage l’intégration de données objectives et justes comment les biologistes se préparent-ils au déploiement de l’intelligence artificielle dans leurs métiers ?

Les biologistes médicaux ont intégré depuis quelques années l’intelligence artificielle et le Big Data comme dans les domaines de la génétique et de la microbiologie. L’évolution qui est à attendre, dans les années à venir, concerne plus l’intégration de données objectives et justes sur les aspects cliniques des patients. Dans la perspective d’installer une prévention personnalisée, il faudra introduire des algorithmes prenant en compte les antécédents personnels et familiaux pour permettre d’appréhender le risque réel de telle ou telle complication qui pourrait se produire. Pas de science-fiction exagérée, mais il faut être factuel et s’en tenir aux données les plus exactes possibles. 61 Deux méthodes peuvent intervenir. Pour les biologistes médicaux : se former à l’intelligence artificielle, comprendre les enjeux et faire la différence sur les concepts entre système expert, machine learning et deep learning, précision et recall, ce que signifie un algorithme « performant » par exemple. Il doit mieux appréhender les implications de ces concepts. De même, comprendre qu’avant « d é p l o i e m e n t » i l y a « entraînement » puis « maintien » de l’algorithme (notion de données d’entraînement, de validation croisée et de test). Concepts de validation et de labellisation (une donnée non validée ou non labélisée ne vaut rien, elle n’est pas vraiment exploitable). Pour les laboratoires de biologie médicale : construire des structures qui permettront d’utiliser l’intelligence artificielle, cela passe par des systèmes d’information « scalable ». L’uniformisation est encore à améliorer (LOINC, FHIR, HL7, comparabilité des machines et des méthodes). La quantité de données ne sera probablement pas un enjeu, ceux qui se préparent se concentrent sur la qualité plus que la quantité (un laboratoire de 1 site génère environ 30.000 dossiers par an, et disposent en moyenne de 5 ans, soit 150.000 dossiers. Les compétitions internationales de recherche en intelligence artificielle (type Kaggle) proposent des jeux de 50.000 à 1 million de données. Les publications en intelligence artificielle en santé se fondent sur 5.000 à 10.000 cas…).

 

En quoi cette vague d’innovations est-elle distincte de mouvements antérieurs de modernisation technologique de la biologie ?

Il n’y a pas de rupture majeure pour notre profession (contrairement à l’imagerie), mais plutôt dans une évolution plus rapide que les précédentes, due au traitement transversal des données. Les vagues d’innovations précédentes se concentraient davantage sur les « process » et l’industrialisation que sur le cœur de métier du biologiste médical (le diagnostic et la santé en général) – par exemple pour les précédentes phases : la validation des résultats, l’enregistrement et la gestion du dossier, le SMQ, les machines. La rapidité d’exécution et de déploiement : il faut parfois plus de temps pour construire un plateau technique, acheter et exploiter une nouvelle machine que pour déployer l’intelligence artificielle une fois que cette dernière est construite (phase de validation incluse dans la construction). Il ne s’agit pas cette fois de « moderniser » la biologie médicale, mais plutôt de décupler son potentiel dans la médecine. Il ne s’agit pas tant de moderniser une infrastructure ou un rôle des acteurs, mais bien de repenser la biologie au centre du parcours de soin. La biologie est une spécialité médicale déjà moderne aujourd’hui. L’intelligence artificielle se concentre sur « optimiser » plus que d’augmenter ou améliorer une capacité (la question à laquelle l’intelligence artificielle répond est : la valeur produite est-elle efficiente, optimale et adaptée ? Plutôt que « l’information que l’on peut rajouter », par exemple pour la gestion de la qualité). Contrairement aux mouvements antérieurs, la vague actuelle prend place dans un contexte où le paradigme et l’écosystème de 63 la biologie médicale change, au-delà simplement de la technologie (phase de restructuration passée et en cours). L’intelligence artificielle permet de redéfinir l’accès aux soins et à la santé en général, et la biologie médicale n’en est qu’un élément.

 

L’intelligence artificielle va-t-elle modifier le modèle économique de la biologie et le financement de la protection sociale ?

Tout dépend de quel usage on parle. Si c’est une intelligence artificielle qui optimise le « process » (exemple : pour la validation, pour la gestion administrative du dossier…) probablement pas. Les laboratoires auront dans ce cas un intérêt à produire toujours davantage de résultats et accroître leurs ressources pour que le coût marginal, déjà faible, diminue davantage. Ce qui favorisera sans doute la consolidation et donc le modèle actuel, avec une biologie de moins en moins « chère » à produire (modulo les investissements de départ en infrastructures et systèmes), mais avec moins de « valeur » (déjà trop d’informations sous exploitées). Si c’est une intelligence artificielle qui valorise « l’expertise » alors le modèle économique devra sans doute s’adapter : dans ce cas, l’intelligence artificielle amènera les biologistes à se concentrer sur les tâches plus complexes et à plus forte valeur ajoutée. Il s’agira d’une « biologie d’experts », où le biologiste sera valorisé pour son expertise et non plus « l’acte » en tant que tel (l’intelligence artificielle permettra une uniformisation des pratiques, pour faire mieux que l’algorithme). Quelques précautions et hypothèses cependant : cela suppose que les Pouvoirs publics aient conscience que la biologie peut jouer un rôle au-delà de l’acte et de l’examen. Il faut que le biologiste soit partie prenante à ces changements apportés à la médecine en générale et à la biologie médicale en particulier (participer à la construction des algorithmes, challenger, adapter son comportement par rapport au raisonnement de la machine, avoir un regard critique sur les résultats de l’intelligence artificielle plutôt que sur l’intelligence artificielle elle-même). C’est la prise en charge de l’intelligence artificielle par le biologiste médical qui sera alors valorisée. Que l’intérêt de la Protection sociale soit davantage la prévention de diagnostic et de dépistage. C’est ce qu’améliorera une intelligence artificielle en biologie et en médecine (versus une intelligence artificielle en process). Que cette intelligence artificielle soit vue comme un complément au service des missions « étendues » du biologiste médical (de meilleures informations) et non en concurrence. Que le médecin appréhende le « potentiel » de la biologie dans ce rôle de diagnostic, de prévention et de dépistage, sous les conseils et l’aide du biologiste et valorise la biologie au-delà de l’acte. L’utilisation de l’intelligence artificielle ne va pas bouleverser le modèle économique, cependant la façon de percevoir le biologiste médical au sein du système de la Protection sociale peut modifier profondément les modalités de rémunération si on place le biologiste comme expert de l’information biologique, le paiement à l’examen dans ce cas n’est pas suffisant et il faut envisager un paiement à l’acte intellectuel ou au traitement de l’information

Coordination de la biologie en état d’urgence, redondance des actes, forfaitisation de la biologie, des soins.

Mardi 8 décembre de 18h00 à 18h45

La maîtrise médicalisée, où, comment, pourquoi ?

Mardi 8 décembre de 19h00 à 19h45
en partenariat avec Fédération Nationale des Syndicats d’Internes en Pharmacie et en Biologie Médicale (FNSIP-BM)

Après le rapport charge et produit offrant un budget réduit pour la biologie médicale, la politique gouvernementale tend à réduite le coût des dépenses en santé. Parallèlement, on assiste à un développement des nouvelles techniques de plus en plus couteuses, comme les panels de biologie moléculaire. Comment les rendre accessible au clinicien afin de garder une offre de soin de qualité tout en maitrisant les coûts.

MODÉRATRICE  : Aurélie TRUFFOT, Interne – FNSIP-BM

INTERVENANTS :

  • Francis GUINARD, Biologiste- Syndicat des Biologistes – France
  • Mathieu KUENTZ, Biologiste médical, Auriallac – France
  • Mathilde MARMIER, CNAM – France
  • Jean Louis PONS, Biologiste, CNP-BM – France

Gériatrie : dégradation de la fonction rénale, maladie chronique : comment surveiller, quelle conduite à tenir ?

Mardi 8 décembre de 20h00 – 20h45

La biologie délocalisée

Mardi 8 décembre de 20h00 à 20h45
en partenariat avec l’Association Française pour l’Étude du Foie (AFEF)

MODÉRATEUR : Henry-Pierre DOERMANN, Président de NOVABIO, Bergerac – France

INTERVENANTS :

Mesure de la charge virale de l’hépatite C en hors les murs : un exemple innovant de biologie délocalisée pour améliorer l’accès aux soins des populations vulnérables.

En hépatologie, la biologie délocalisée utilise des techniques permettant la mesure immédiate et simple (prélèvement sanguin capillaire au bout du doigt) avec des résultats en temps réel des sérologies hépatite B, hépatite C et VIH ainsi que de la charge virale C. Plusieurs systèmes de mesure sont disponibles et mis à la disposition des équipes pionnières pour des populations éloignées du soin. Ils pourraient être également utilisés par des centres de santé, des pharmacies et des laboratoires d’analyses biologiques. Notre présentation portera sur les premiers résultats d’un projet « test to treat » financé au titre de l’article 51 de la loi de santé publique sur l’innovation en santé ayant débuté en octobre 2019. L’objectif est d’amener ou de ramener les personnes atteintes vers le circuit de soins, particulièrement au niveau biologique, après un dépistage de proximité et un accès direct et immédiat au traitement antiviral.

  • André-Jean REMY, Hépato-Gastroentérologue, Équipe Mobile Hépatites, Centre Hospitalier de Perpignan – France

La biologie délocalisée respecte le cahier des charges de l’assurance qualité : exemple de la validation du système Xpert VHC.

Dans le cadre projet « test to treat » de l’hépatite C chez les populations vulnérables financé au titre de l’article 51 de la loi de santé publique sur l’innovation en santé, l’Équipe Mobiles Hépatites du Centre Hospitalier de Perpignan utilise un des systèmes Xpert pour la mesure de la charge virale C en temps réel. Ce système n’avait pas été validé en dehors d’un laboratoire de virologie pour une utilisation « hors les murs ». La présentation décrira les étapes de validation et de certification de ce système et les spécificités de cette utilisation : accès extérieur au dossier patient informatisé, circuit de prescription de la charge virale C, suivi et enregistrement de température du lieu d’usage de l’automate, contrôles de l’automate et fréquence, maintenance, stockage et suivi des réactifs, condition d’usage de l’automate, circuit et validation du rendu des résultats avant la mise place du traitement antiviral.

Cancer col de l’utérus : marqueurs, vaccin et campagne de dépistage

Mercredi 9 décembre de 17h00 à 17h45
en partenariat avec Roche

Le ``papy-boom`` en biologie médicale, quel avenir pour les jeunes ? (démographie favorable mais de nombreux regroupement. Des postes encore à pourvoir dans quelques années ? Quels profils recherches ? )

Mercredi 9 décembre de 18h00 à 18h45

en partenariat avec Fédération Nationale des Syndicats d’Internes en Pharmacie et en Biologie Médicale (FNSIP-BM)

Avec une augmentation des départs des biologistes médicaux en retraite dans les années à venir, se pose la question d’une augmentation brutale du nombre de postes d’internes en biologie médicale lors de l’internat de pharmacie ou des ECNi (une centaine de postes non remplacés chaque année depuis 10 ans). Cependant, l’ouverture des postes dans les laboratoires hospitaliers semble faible et les regroupements dans le secteur privé laisse sous-entendre à une tendance vers une diminution du nombre de poste en biologie. Vers quel model allons-nous ? Que devons-nous proposer aux futurs internes ?

MODÉRATRICE : Aurélie TRUFFOT, Interne – FNSIP-BM

INTERVENANTS :

  • Emmanuel BORIES, Biologiste – LBI
  • Fréderic GRENOUILLET, Biologiste – Président Commission de Coordination de Biologie Médicale (CCBM)
  • Thomas HOTTIER, Biologiste médical – Inovie – Labosud
  • Philippe PIET, Président section G – Ordre national pharmacien biologistes

Prévention de la fertilité et changement sociétaux de la fertilité - Évolution technologique en préservation de la fertilité

Mercredi 9 décembre de 18h00 à 18h45

MODÉRATEUR : René FRYDMAN, Médecin spécialiste de la reproduction et du développement de l’assistance médicale à la procréation en France, Suresnes – France
INTERVENANTS :

  • René FRYDMAN, Médecin spécialiste de la reproduction et du développement de l’assistance médicale à la procréation en France, Suresnes – France
  • Jean-Louis TOURAINE, Membre de la commission des affaires sociales, Paris – France

Mesures sanitaires, gestion de crise et pandémies : le cas du coronavirus. Retour d’expérience de l’hôpital Bichat.

Mercredi 9 décembre de 19h00 à 19h45

MODÉRATEUR : Hervé PUY, Professeur des universités, chef de pôle biologie – pharmacie – recherche, biophare HUPNVS, CRI-UMR1149 Université Paris Diderot, Paris – France

INTERVENANTS :

  • Enrique CASALINO, Chef de service Des urgences Hôpital Bichât, Paris – France
  • Diane DESCAMPS, Chef de service du laboratoire de virologie Hôpital Bichât, Paris – France
  • Xavier LESCURE, Chef de service adjoint des Maladies infectieuses Hôpital Bichât, Paris – France

Maladies rares : ``maladies vasculaires``

Mercredi 9 décembre de 20h00 à 20h45

MODÉRATEUR : Hervé PUY, Professeur des universités, chef de pôle biologie – pharmacie – recherche, biophare HUPNVS, CRI-UMR1149 Université Paris Diderot, Paris – France

INTERVENANTS :

Un exemple de microangiopathie thrombotique : le purpura thrombotique thrombocytopénique.

  • Agnès VEYRADIER, Chef de service Hématologie Biologique Hôpital Lariboisière, Paris – France

Accidents vasculaires cérébraux et démences vasculaires, approches génomiques en 2020.

  • Elisabeth TOURNIER-LASSERVE, Chef de service Génétique Moléculaire, Hôpital Saint Louis, Paris – France

Place de la biologie au sein de la santé

Jeudi 10 décembre de 17h00 à 17h45

Diagnostic et traitement du cancer de la prostate

Jeudi 10 décembre de 20h00 – 20h45
En partenariat avec la Société française de Radiologie

Thrombose et covid

Jeudi 10 décembre de 20h00 à 20h45
En partenariat avec la Société française d’hématologie

Tests biologiques et diagnostic précoce des maladies chroniques du foie

Vendredi 11 décembre de 18h00 à 18h45

en partenariat avec l’Association Française pour l’Étude du Foie

MODÉRATEUR : Henry-Pierre DOERMANN, Président de NOVABIO, Bergerac – France

INTERVENANTS :

Pourquoi dépister les maladies chroniques du foie ?

Objectifs :

  • Épidémiologie et histoire naturelle des maladies chroniques du foie en France
  • Présentation des tests non invasifs, focus sur tests sanguins

Les facteurs de risque hépatique sont très fréquents dans la population générale en France : 18% de la population générale adulte a une stéatose hépatique et 10% consomme quotidiennement de l’alcool, 100 000 personnes ont une hépatite chronique C et 140 000 une hépatite B chronique, la prévalence de l’hémochromatose génétique est de 1/300. Les maladies chroniques du foie évoluent silencieusement jusqu’à la cirrhose et ses complications (ascite, insuffisance hépatique, insuffisance rénale, hémorragie digestive, cancer hépatique), et sont responsables de 17 000 décès chaque année. La majorité des cirrhoses sont diagnostiquées tardivement au stade des complications avec 50% de mortalité à deux ans, et deux tiers des carcinomes hépatocellulaires sont diagnostiqués d’emblée au stade palliatif. Des tests non-invasifs, notamment des tests sanguins, sont désormais disponibles pour identifier précocement les patients avec une atteinte hépatique significative, permettant ainsi de débuter une prise en charge bien avant la survenue des complications. Pour avoir un impact sur la morbi-mortalité des maladies chroniques du foie, le challenge est maintenant d’organiser l’évaluation avec les tests non-invasifs hépatiques des très nombreuses personnes ayant des facteurs de risque hépatique.

  •  Jérôme BOURSIER, Département d’Hépato-Gastroentérologie, Centre Hospitalier Universitaire d’Angers – Laboratoire HIFIH UPRES EA359, Université d’Angers – France

Comment dépister les maladies chroniques du foie ?

Objectifs :

  • Application des tests non-invasifs, parcours patients (Camden and Islington pathway, expérience Marseillaise, etc…)
  • Dépistage de la fibrose en population générale

Le dépistage de la fibrose hépatique dans la population générale représente un enjeu de santé public majeur à l’heure où au moins 18% de la population présente une stéatose hépatique. Plusieurs tests sanguins non invasifs FIB-4, ELF, Fibromètre et Fibrotest sont des outils validés de dépistage de la fibrose dans ces populations. L’étude marseillaise a eu pour objectif d’évaluer en population générale l’intérêt du dépistage de la fibrose hépatique à l’aide du Fib-4 calculé automatiquement lors d’un bilan biologique. Entre décembre 2018 et mai 2019 le FIB-4 a été calculé de manière automatisée chez 29 707 patients sur 134 157 patients ayant eu un bilan biologique pendant la même période dans 21 laboratoires de biologie médicale des Bouches du Rhône. 2160 (7.3%) patients avaient une fibrose significative. Les patients diabétiques présentaient plus fréquemment une fibrose significative. Le questionnaire, envoyé aux médecins prescripteurs des bilans, a montré chez les 36% des médecins qui ont répondu que près de la moitié des patients n’avait jamais eu de prise en charge hépatologique. Cette étude montre que l’implémentation automatique d’outils simples tel que le FIB-4 est à la fois un outil de dépistage utile et de sensibilisation des médecins pour la recherche de fibrose hépatique. D’autres études ont montré que l’utilisation d’algorithme utilisant séquentiellement le FIB-4 puis le ELF permet d’améliorer le diagnostic pour la détection de fibrose significative ou de cirrhose et réduit de 80% les consultations inutiles chez les spécialistes et constitue donc un outil utile en médecine générale.

  • Marc BOURLIÈRE, Chef de service d’Hépato-Gastroentérologie de l’Hôpital Saint-Joseph Marseille – France

Les troponines hypersensibles

Vendredi 11 décembre de 19h00 à 19h45

MODÉRATEURS : Camille GOBEAUX, Diagnostic biologique automatisé, Hôpital Cochin, Paris – France

Alexandre MEBAZAA, Responsable de la réanimation chirurgicale des grands brûlés, hôpital Lariboisière – Saint-Louis, Paris – France

Innovation en biologie : un axe de différentiation pour les complémentaires sante ?

Mercredi 9 décembre de 17h00 à 17h45

En partant d’une analyse prospective du secteur des complémentaires santé et du secteur la biologie, nous identifierons des pistes qui permettraient aux complémentaires santé de mieux appréhender ce qu’elles pourraient faire dans le domaine. Dans un premier temps, un rappel du marché de la biologie et du rôle des biologistes médicaux est présenté. Dans un deuxième temps, en nous basant sur les principaux leviers de relance chez les acteurs de l’assurance, nous identifierons ensemble des pistes de collaboration biologie / assurance qui pourraient permettre d’améliorer la relation avec vos assurés / adhérents.

MODÉRATEUR : Pascal GUYARD, Président SIL-LAB Innovations, Paris – France

INTERVENANTS :

Le marché de la biologie : mutation et fonctionnement comparativement au marché international.
– Serge PAYEUR, Président SIL-LAB Experts, Rochefort – France

Prendre conscience que la biologie est un facteur de densification de sa relation adhérent.

– Frédéric PANCHAUD, Directeur conseil assurance et créateur du podcast Asie et Innovations – France

Culture embryonnaire dans les incubateurs Time Lapse Hôpital Foch

Vendredi 11 décembre de 19h00 à 19h45

en partenariat avec Conseil des Techniciens des Laboratoires Médicaux

L’arrivée de la technologie Time Lapse (TL) dans les laboratoires d’Assistance Médicale à la Procréation (AMP) il y a 10 ans a été une véritable révolution.

Les systèmes TL permettent un suivi en continu du développement embryonnaire de façon non invasive, du fait de leur particularité à combiner  trois éléments de base : un incubateur, un système optique et un logiciel d’acquisition et d’analyse d’images.  L’observation embryonnaire jusqu’alors statique et ponctuelle devient, grâce à cette technologie, une  observation dynamique et continue, sans sortir l’embryon de son incubateur et perturber ainsi ses  conditions environnementales. (Changements potentiels de température, pH ou osmolarité).

Ces informations détaillées et personnalisées aident à une meilleure sélection embryonnaire en vue d’un transfert intra-utérin ou d’une congélation pour une utilisation ultérieure.

L’objectif de notre présentation est de vous décrire les différents systèmes de Time lapse existant en AMP et de faire un retour d’expérience sur notre utilisation en pratique courante.

INTERVENANTS :

  • Achraf BENAMMAR, biologiste médicale de la reproduction
  • Sandrine BOUDET, TLM en AMP, au Service de Gynécologie, Obstétrique, Médecine de la reproduction Hôpital Foch, Suresnes

Comment utiliser la CPTS pour organiser un dépistage en interprofessionnel : parcours de soin, prévention, dépistage et traitement de l'urgence.

Mardi 8 décembre de 19h00 à 19h45

Conformité RGPD

Jeudi 10 décembre de 17h00 à 17h45

Rémunération de la compétence médicale des biologistes médicaux : faut-il la faire évoluer, sous quelle forme ?

Jeudi 10 décembre de 18h00 à 18h45

Coronavirus

Jeudi 10 décembre de 18h00 à 18h45

Garantie humaine et libération automatique des comptes-rendus d'examens médicaux

Jeudi 10 décembre de 19h00 à 19h45

TROD et autotests : amis ou ennemis des biologistes médicaux

Vendredi 11 décembre 20h00 – 20h45

La biologie « hors-les-murs » comporte 3 éléments : les EBMD (examens de biologie délocalisés), réalisés sous la responsabilité des biologistes médicaux, les TROD (tests rapides d’orientation diagnostique) sous celle de professionnels de santé et les autotests, réalisés par les patients ou leur entourage sous leur propre responsabilité. Certains d’entre eux sont des dispositifs de mesure pour une auto-surveillance sur sang capillaire (glucose, INR) prescrits et remboursés. Contrairement aux EBMD dont la qualité doit être strictement maitrisée par le LBM, les résultats obtenus avec les TROD et autotests ne peuvent être garantis avec le même niveau de confiance ni la même traçabilité. Ils permettent pourtant, grâce aux nouvelles technologies, de raccourcir les circuits de soins, de responsabiliser les patients sur leur prise en charge et d’atteindre des patients non accessibles par les circuits classiques de prise en charge. Un équilibre doit donc être trouvé entre les 3 approches pour optimiser le parcours patient tout en intégrant au mieux l’expertise du biologiste médical dans la chaine de soins.

MODÉRATEUR : Michel VAUBOURDOLLE, Biologiste responsable, Chef du Département de Biochimie – LBM de l’Est Parisien – DMU BioGeM – AP-HP. Sorbonne Université, Paris – France

INTERVENANTS :

Intérêt de la mise en place du TROD SARS-CoV-2 pour la gestion de la crise sanitaire – Position de la DGOS sur l’évolution des pratiques en Biologie Médicale et pour une meilleure intégration des LBM dans la chaine des soins, notamment en période de crise sanitaire.

  • Katia JULIENNE, Directrice Générale, DGOS, Paris – France

Intérêt des TROD et des autotests VIH/VHC pour l’optimisation de la prise en charge des patients dans un parcours de soins – Position des associations et des usagers sur les TROD/autotests – Evaluation et suivi des services rendus par ces dispositifs complémentaires des EBM.

  • Aurélien BEAUCAMP, Président, AIDES, Paris France

Position des LBM privés sur le rôle des biologistes médicaux dans la complémentarité EBM-EBMD-TROD-Autotests – Retour d’expérience sur l’implantation des dispositifs INR en EHPAD (Diapason) – Aspects organisationnels et financiers.

  • François BLANCHECOTTE, Président, Syndicat des Biologistes, Tours – France

Position de la section G sur le rôle des biologistes médicaux dans la complémentarité EBM-EBMD-TROD-Autotests – Evaluation objectives des services rendus pour la Santé Publique – Aspects réglementaires et déontologiques – Rôle du pharmacien d’officine.

  • Philippe PIET, Président du Conseil Central – Section G – Biologistes, Ordre National des Pharmaciens

ADNlc (DPNI): quoi de neuf en 2020?

Atelier réalisé par Eurofins Biomnis
Mardi 8 décembre de 18h00 à 18h45

Informations apportées et place dans le dépistage/diagnostic des anomalies chromosomiques

INTERVENANT :

  • Dr Marc Nouchy, cytogénéticien chez Eurofins Biomnis

The eu specialist in lab medicine at the forefront of prevention and at the heart of public health

Wednesday10 DECEMBER 8.00 pm – 9.00 pm

With the sanitary crisis and for a long time with the epidemic plagues of chronic diseases, the Specialist in Lab Medicine (SLM) is at the forefront of prevention and public health. The involvement of medical biologists during this SARS CoV 2 pandemic has been crucial and essential.

The purpose of the session is to illustrate the different types of exercises in Europe, to better understand the role, missions and medical skills of the SLM and to discuss forward-looking strategies geared towards prevention.

The speakers will take stock of the actions (events around a pathology, meetings, conferences, stands to disseminate information, etc.) carried out within the framework of national or global health days which are a true symbol of collective mobilization and represent time for friendly discussion and prevention awareness.

This session is aiming at improving the visibility of our profession and its added value in the care pathway, while promoting the attractiveness of young people to this medical specialty as well as the renewal of the medical biologist/ patient relationship, both scientifically and culturally.

CHAIRS: François BLANCHECOTTE, Executive Board CEPLIS – Bernard GOUGET, Chair IFCC C-MHBLM and chair TF-History

SPEAKERS :

  • Lise BATHUM, Clinical biochemist, Amager and Hvidovre Hospital, Kettegård – Denmark
  • François BLANCHECOTTE, President, Syndicate of Biologists, Tours – France
  • Anyla BULO, Mother Theresa University Hospital Center, Tirana – Albania
  • Evngenija HOMŠAK*, Former President of SZKKLM, Department of Laboratory Diagnostics, University Clinical Center, Maribor – Slovenia
  • Damien GRUSON, PhD, EuSpLM, FESC Head of the medical biochemistry department Saint-Luc University Clinics, UCL Brussels – Belgium
  • Bernard GOUGET, Chairman of the Human Health Section Committee of Cofrac, Paris – France
  • Alexander HALIASSOS, Clinical Biochemist, Greek Society of Clinical Chemistry – Vouliagmeni Attica – Greece
  • Mariam KLOUCHE, Professor and Doctor at the Laborzentrum Medizinisches Versorgungszentrum, Bremen, Germany
  • Sanja STANKOVIC, Head of Department of Clinical center Srbije, Belgrade (CCS)
  • Tomas ZIMA*, Charles University in Prague, Czech Republic
  • Daniel RAJDL, Charles University of Prague Institute of Clinical Biochemistry and Hematology, Pilsen – Czech Republic
  • Henrique REGUENGO, PharmD, MSc, EuSpML, President of SPLM, Porto – Portugal
  • Anna VELTS-LINDH*, Head of Laboratory, West Tallinn Central Hospital – Estonia
  • TBC

Les Laboratoires de biologie médicale de référence (LBMR), une excellence à exporter à l'international

Jeudi 10 décembre de 15h00 à 16h30
Accès à la session sur invitation 

Définis par le décret n°2016-1989 du 30 décembre 2016, un LBMR est un laboratoire de biologie médicale dont la compétence et l’expertise de haut niveau sont  reconnues à l’échelle nationale et internationale  en raison de : son activité de développement d’analyses innovantes dans un domaine ciblé ; de ses publications internationales dans le domaine associé à une application dans le soin et de sa capacité à animer et à coordonner les réflexions  à travers les sociétés savantes et/ou les agences nationales. Le LBMR a un rôle  stratégique en santé. publique ; Il joue un rôle de recours , exerce  une mission d’alerte auprès des autorités sanitaires et a une mission d’information, de recommandation et/ou de formation. La session est l’opportunité de restituer les travaux du comité de sélection des LBMR mis en place le 1 Octobre 2019 et de démontrer que la biologie médicale française est innovante et à la pointe de la recherche mondiale.

MODÉRATEURS :Bernard GOUGET, Président Comité de Sélection LBMR – Catherine GUICHARD, Chef de projet DGS PP/PP1 ( TBD)

 

INTERVENANTS : les Présidents des commissions spécialisées Comité Scientifique  LBMR :

  • Sophie SUSEN, Coordinateur de centre expert –Directrice de laboratoire et Directrice de département Institut d’hématologie, – Centre de Biologie Pathologie Génétique CHU, Lille – France
  • Guislaine CARCELAIN, Biologiste médical, Hôpital Robert-Debré, Paris – France
  • Alain CARRIÉ, Biologiste médical, Hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris – France
  • Florence DOUCET-POPULAIRE, Chef de service, Hôpital Antoine Béclère, Clamart – France
  • Antoinette LEMOINE-CORBEL, Biochimie, Hôpital Paul-Brousse, Villejuif et DMU APHP Université, Paris Saclay – France
  • Gilles PAINTAUD, Chef de l’équipe de recherche PATCH (Pharmacologie des Anticorps Thérapeutiques Chez l’Homme), Tours – France
  • Thierry PEYRARD, Chef de Département, LBM, de l’institut national de la transfusion sanguine (INTS), Paris – France
  • Hervé PUY, Professeur des universités, chef de pôle biologie – pharmacie – recherche, biophare HUPNVS, CRI-UMR1149 Université Paris Diderot, Paris – France
  • Pierre SUJOBERT, Médecin Hématologue, HCL Lyon – France

Navigate lab medicine’s and healthcare’s digital transformation

The session aims to comprehensively review first the role of AI as one significant method in the arena of screening, predicting, forecasting, contact tracing, and drug development for SARS-CoV-2 and its related epidemic.

Today, digital technologies are creating a new virtual landscape for consumers and for healthcare professionals. Easily accessible, personalized information on mobile devices is helping to improve care and strengthen patient/provider relationships. The IFCC-Committee on mobile health ( C-MHBLM) will present the result of the survey to determine current and future perspectives on digital innovations within laboratory medicine and healthcare sectors. The relevance of digital diagnostic solutions, implementation and barriers to adopting digital technologies, and supplier roles in supporting innovation will be discussed.

The digitalization of healthcare is revolutionizing the delivery of care by making it safer, better and more efficient. MedTech Europe members are driving this change and their representative will present their vision and strategies. Digital health is here – it’s time to take the lead.

CHAIRMEN : Bernard GOUGET, IFCC Emerging Technologies Division(ETD) and IFCC C-MHBLM – Damien GRUSON, IFCC Emerging Technologies Division(ETD) and IFCC C-MHBLM –  Sergio BERNARDINI, IFCC Emerging Technologies Division(ETD) and IFCC C-MHBLM.

SPEAKERS :

Importance of Emerging Technologies  and AI in lab medicine to fight against the novel coronavirus outbreak.

  • Sergio BERNARDINI, University Tor Vergata, Roma, chair IFCC-Emerging Technologies Division, Tor Vergata – Roma

Digital diagnostics and mobile health in laboratory medicine: an IFCC-C-MHBLM survey on current practice and future perspectives

  • Frank DESIERE, Head of Digital Health solutions CPS Roche International, CM Member IFCC-CMHBLM

Driving the digitalization of healthcare :the Med’Tech vision

  • Michael STRUBIN, Head of the digital health section of MedTech Europe

E-cardiology and laboratory medicine

With the support of SNIBE 

Mobile health, data, digital transition, telemedicine were already widely discussed and used before the global Covid pandemic. The latter has nevertheless served as an amplifier for their use for diagnosis and for monitoring numerous pathologies, particularly cardiovascular diseases. This multidisciplinary session will help to understand the contribution of the digital revolution and new technologies in cardiology as well as their interest for the patient and in the implementation of optimized care routes. The contribution of the biologist to this new environment of e-cardiology will also be discussed. This session will also emphasize the importance of defining new skills and certifications adapted to this data and digital environment.

 

CHAIRMEN: Bernard GOUGET, President of the Human Health Section Committee of Cofrac, Paris – France – Damien GRUSON, PhD, EuSpLM, FESC Head of the medical biochemistry service University clinics Saint-Luc, UCL Brussels – Belgium

 

SPEAKERS :

What are the benefits of the data and digital revolution in cardiology?

  • Enrico CAIAINI, Associate Professor – Department of Electronics, Information and Bioengineering of the Polytechnic University of Milan – Italy

Heart failure: towards new perspectives?

  • Anne-Catherine POULEUR, Head of clinic – Cardiology Department, University Clinics, Saint-Luc, Brussels – Belgium

Integrated care pathways: what mission for the medical biologist?

  • Damien GRUSON, PhD, EuSpLM, FESC Chef du service de biochimie médicale Cliniques universitaires Saint-Luc, UCL Bruxelles – Belgique

 

Digitization in lab medicine, new challenges for scientific societies?

  • Pradeep DABLA, G.B. Pant Institute of Postgraduate Medical Education & Research (GIPMER) GNCTD, Delhi – India
  • Bernard GOUGET, President of the Human Health Section Committee of Cofrac, Paris – France