Découvrez le programme préliminaire des JIB 2020

LE PROGRAMME DES JIB

Cérémonie d'ouverture

Mercredi 4 novembre de 09h30 à 10h15

L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE AU CŒUR DE LA BIOLOGIE MÉDICALE

L’évolution attendue dans les années à venir concernent davantage l’intégration de données objectives et justes comment les biologistes se préparent-ils au déploiement de l’intelligence artificielle dans leurs métiers ?

Les biologistes médicaux ont intégré depuis quelques années l’intelligence artificielle et le Big Data comme dans les domaines de la génétique et de la microbiologie. L’évolution qui est à attendre, dans les années à venir, concerne plus l’intégration de données objectives et justes sur les aspects cliniques des patients. Dans la perspective d’installer une prévention personnalisée, il faudra introduire des algorithmes prenant en compte les antécédents personnels et familiaux pour permettre d’appréhender le risque réel de telle ou telle complication qui pourrait se produire. Pas de science-fiction exagérée, mais il faut être factuel et s’en tenir aux données les plus exactes possibles. 61 Deux méthodes peuvent intervenir. Pour les biologistes médicaux : se former à l’intelligence artificielle, comprendre les enjeux et faire la différence sur les concepts entre système expert, machine learning et deep learning, précision et recall, ce que signifie un algorithme « performant » par exemple. Il doit mieux appréhender les implications de ces concepts. De même, comprendre qu’avant « d é p l o i e m e n t » i l y a « entraînement » puis « maintien » de l’algorithme (notion de données d’entraînement, de validation croisée et de test). Concepts de validation et de labellisation (une donnée non validée ou non labélisée ne vaut rien, elle n’est pas vraiment exploitable). Pour les laboratoires de biologie médicale : construire des structures qui permettront d’utiliser l’intelligence artificielle, cela passe par des systèmes d’information « scalable ». L’uniformisation est encore à améliorer (LOINC, FHIR, HL7, comparabilité des machines et des méthodes). La quantité de données ne sera probablement pas un enjeu, ceux qui se préparent se concentrent sur la qualité plus que la quantité (un laboratoire de 1 site génère environ 30.000 dossiers par an, et disposent en moyenne de 5 ans, soit 150.000 dossiers. Les compétitions internationales de recherche en intelligence artificielle (type Kaggle) proposent des jeux de 50.000 à 1 million de données. Les publications en intelligence artificielle en santé se fondent sur 5.000 à 10.000 cas…).

 

En quoi cette vague d’innovations est-elle distincte de mouvements antérieurs de modernisation technologique de la biologie ?

Il n’y a pas de rupture majeure pour notre profession (contrairement à l’imagerie), mais plutôt dans une évolution plus rapide que les précédentes, due au traitement transversal des données. Les vagues d’innovations précédentes se concentraient davantage sur les « process » et l’industrialisation que sur le cœur de métier du biologiste médical (le diagnostic et la santé en général) – par exemple pour les précédentes phases : la validation des résultats, l’enregistrement et la gestion du dossier, le SMQ, les machines. La rapidité d’exécution et de déploiement : il faut parfois plus de temps pour construire un plateau technique, acheter et exploiter une nouvelle machine que pour déployer l’intelligence artificielle une fois que cette dernière est construite (phase de validation incluse dans la construction). Il ne s’agit pas cette fois de « moderniser » la biologie médicale, mais plutôt de décupler son potentiel dans la médecine. Il ne s’agit pas tant de moderniser une infrastructure ou un rôle des acteurs, mais bien de repenser la biologie au centre du parcours de soin. La biologie est une spécialité médicale déjà moderne aujourd’hui. L’intelligence artificielle se concentre sur « optimiser » plus que d’augmenter ou améliorer une capacité (la question à laquelle l’intelligence artificielle répond est : la valeur produite est-elle efficiente, optimale et adaptée ? Plutôt que « l’information que l’on peut rajouter », par exemple pour la gestion de la qualité). Contrairement aux mouvements antérieurs, la vague actuelle prend place dans un contexte où le paradigme et l’écosystème de 63 la biologie médicale change, au-delà simplement de la technologie (phase de restructuration passée et en cours). L’intelligence artificielle permet de redéfinir l’accès aux soins et à la santé en général, et la biologie médicale n’en est qu’un élément.

 

L’intelligence artificielle va-t-elle modifier le modèle économique de la biologie et le financement de la protection sociale ?

Tout dépend de quel usage on parle. Si c’est une intelligence artificielle qui optimise le « process » (exemple : pour la validation, pour la gestion administrative du dossier…) probablement pas. Les laboratoires auront dans ce cas un intérêt à produire toujours davantage de résultats et accroître leurs ressources pour que le coût marginal, déjà faible, diminue davantage. Ce qui favorisera sans doute la consolidation et donc le modèle actuel, avec une biologie de moins en moins « chère » à produire (modulo les investissements de départ en infrastructures et systèmes), mais avec moins de « valeur » (déjà trop d’informations sous exploitées). Si c’est une intelligence artificielle qui valorise « l’expertise » alors le modèle économique devra sans doute s’adapter : dans ce cas, l’intelligence artificielle amènera les biologistes à se concentrer sur les tâches plus complexes et à plus forte valeur ajoutée. Il s’agira d’une « biologie d’experts », où le biologiste sera valorisé pour son expertise et non plus « l’acte » en tant que tel (l’intelligence artificielle permettra une uniformisation des pratiques, pour faire mieux que l’algorithme). Quelques précautions et hypothèses cependant : cela suppose que les Pouvoirs publics aient conscience que la biologie peut jouer un rôle au-delà de l’acte et de l’examen. Il faut que le biologiste soit partie prenante à ces changements apportés à la médecine en générale et à la biologie médicale en particulier (participer à la construction des algorithmes, challenger, adapter son comportement par rapport au raisonnement de la machine, avoir un regard critique sur les résultats de l’intelligence artificielle plutôt que sur l’intelligence artificielle elle-même). C’est la prise en charge de l’intelligence artificielle par le biologiste médical qui sera alors valorisée. Que l’intérêt de la Protection sociale soit davantage la prévention de diagnostic et de dépistage. C’est ce qu’améliorera une intelligence artificielle en biologie et en médecine (versus une intelligence artificielle en process). Que cette intelligence artificielle soit vue comme un complément au service des missions « étendues » du biologiste médical (de meilleures informations) et non en concurrence. Que le médecin appréhende le « potentiel » de la biologie dans ce rôle de diagnostic, de prévention et de dépistage, sous les conseils et l’aide du biologiste et valorise la biologie au-delà de l’acte. L’utilisation de l’intelligence artificielle ne va pas bouleverser le modèle économique, cependant la façon de percevoir le biologiste médical au sein du système de la Protection sociale peut modifier profondément les modalités de rémunération si on place le biologiste comme expert de l’information biologique, le paiement à l’examen dans ce cas n’est pas suffisant et il faut envisager un paiement à l’acte intellectuel ou au traitement de l’information

Médecine génomique

Mercredi 4 novembre de 10h15 à 11h00

Mesures sanitaires, gestion de crise et pandémies : le cas du coronavirus. Retour d’expérience de l’hôpital Bichat.

Mercredi 4 novembre de 11h30 à 12h15

MODÉRATEUR : Hervé PUY, Professeur des universités, chef de pôle biologie – pharmacie – recherche, biophare HUPNVS, CRI-UMR1149 Université Paris Diderot, Paris – France

INTERVENANTS :

  • Enrique CASALINO, Chef de service Des urgences Hôpital Bichât, Paris – France
  • Diane DESCAMPS, Chef de service du laboratoire de virologie Hôpital Bichât, Paris – France
  • Xavier LESCURE, Chef de service adjoint des Maladies infectieuses Hôpital Bichât, Paris – France

Maladies rares : ``maladies vasculaires``

Mercredi 4 novembre de 12h15 à 13h00

MODÉRATEUR : Hervé PUY, Professeur des universités, chef de pôle biologie – pharmacie – recherche, biophare HUPNVS, CRI-UMR1149 Université Paris Diderot, Paris – France

INTERVENANTS :

Un exemple de microangiopathie thrombotique : le purpura thrombotique thrombocytopénique.

  • Agnès VEYRADIER, Chef de service Hématologie Biologique Hôpital Lariboisière, Paris – France

Accidents vasculaires cérébraux et démences vasculaires, approches génomiques en 2020.

  • Elisabeth TOURNIER-LASSERVE, Chef de service Génétique Moléculaire, Hôpital Saint Louis, Paris – France

La biologie délocalisée

Mercredi 4 novembre de 14h15 à 15h00
en partenariat avec l’Association Française pour l’Étude du Foie (AFEF)

MODÉRATEUR : Henry-Pierre DOERMANN, Président de NOVABIO, Bergerac – France

INTERVENANTS :

Mesure de la charge virale de l’hépatite C en hors les murs : un exemple innovant de biologie délocalisée pour améliorer l’accès aux soins des populations vulnérables.

En hépatologie, la biologie délocalisée utilise des techniques permettant la mesure immédiate et simple (prélèvement sanguin capillaire au bout du doigt) avec des résultats en temps réel des sérologies hépatite B, hépatite C et VIH ainsi que de la charge virale C. Plusieurs systèmes de mesure sont disponibles et mis à la disposition des équipes pionnières pour des populations éloignées du soin. Ils pourraient être également utilisés par des centres de santé, des pharmacies et des laboratoires d’analyses biologiques. Notre présentation portera sur les premiers résultats d’un projet « test to treat » financé au titre de l’article 51 de la loi de santé publique sur l’innovation en santé ayant débuté en octobre 2019. L’objectif est d’amener ou de ramener les personnes atteintes vers le circuit de soins, particulièrement au niveau biologique, après un dépistage de proximité et un accès direct et immédiat au traitement antiviral.

  • André-Jean REMY, Hépato-Gastroentérologue, Équipe Mobile Hépatites, Centre Hospitalier de Perpignan – France

La biologie délocalisée respecte le cahier des charges de l’assurance qualité : exemple de la validation du système Xpert VHC.

Dans le cadre projet « test to treat » de l’hépatite C chez les populations vulnérables financé au titre de l’article 51 de la loi de santé publique sur l’innovation en santé, l’Équipe Mobiles Hépatites du Centre Hospitalier de Perpignan utilise un des systèmes Xpert pour la mesure de la charge virale C en temps réel. Ce système n’avait pas été validé en dehors d’un laboratoire de virologie pour une utilisation « hors les murs ». La présentation décrira les étapes de validation et de certification de ce système et les spécificités de cette utilisation : accès extérieur au dossier patient informatisé, circuit de prescription de la charge virale C, suivi et enregistrement de température du lieu d’usage de l’automate, contrôles de l’automate et fréquence, maintenance, stockage et suivi des réactifs, condition d’usage de l’automate, circuit et validation du rendu des résultats avant la mise place du traitement antiviral.

  • Charlotte PUJOL, Biologiste en Centre Hospitalier, Perpignan – France

Gériatrie : dégradation de la fonction rénale, maladie chronique : comment surveiller, quelle conduite à tenir ?

Mercredi 4 novembre de 15h00 à 15h45

Cancer col de l’utérus : marqueurs, vaccin et campagne de dépistage

Mercredi 4 novembre de 16h30 à 17h15

E-cardiology

Mercredi 4 novembre de 16h30 à 17h15
Parcours international

Santé mobile, data, transition digitale, télémédecine étaient déjà largement discutés et utilisés avant la pandémie mondiale de Covid. Cette dernière a néanmoins servi d’amplificateur à leur recours pour le diagnostic et pour le suivi de nombreuses pathologies et notamment cardiovasculaires. Cette session pluridisciplinaire permettra d’appréhender l’apport de la révolution digitale et des nouvelles technologies en cardiologie ainsi que de leur intérêt pour le patient et dans la mise en place de trajets de soin optimisés. L’apport du biologiste à ce nouvel environnement de e-cardiologie sera également discuté. Cette session mettra également l’accent sur l’importance de la définition de nouvelles compétences et certifications adaptées à cet environnement data et digital.

MODÉRATEURS : Damien GRUSON, PhD, EuSpLM, FESC Chef du service de biochimie médicale Cliniques universitaires Saint-Luc, UCL Bruxelles – Belgique
Bernard GOUGET, Président du Comité de section Santé Humaine du Cofrac, Paris – France

INTERVENANTS :

Quels bénéfices de la révolution data et digitale en cardiologie ?

  • Enrico CAIANI, Professeur agrégé, Centre de médecine computationnelle en cardiologie, Milan – Italie

Insuffisances cardiaques : vers de nouvelles perspectives ?

  • Anne-Catherine POULEUR, Chef de clinique – Service de cardiologie, Bruxelles – Belgique

Trajets de soins intégrés : quelle mission pour le biologiste ?

  • Damien GRUSON, PhD, EuSpLM, FESC Chef du service de biochimie médicale Cliniques universitaires Saint-Luc, UCL Bruxelles – Belgique

De nouvelles compétences digitales, de nouveaux enjeux pour les sociétés scientifiques ?

  • Bernard GOUGET, Chair, Committee on Mobile Health and Bioengineering in Laboratory Medicine (C-MHBLM), Paris – Francerance

La maîtrise médicalisée, où, comment, pourquoi ?

Mercredi 4 novembre de 16h30 à 17h15
en partenariat avec FNSIP-BM

Après le rapport charge et produit offrant un budget réduit pour la biologie médicale, la politique gouvernementale tend à réduite le coût des dépenses en santé. Parallèlement, on assiste à un développement des nouvelles techniques de plus en plus couteuses, comme les panels de biologie moléculaire. Comment les rendre accessible au clinicien afin de garder une offre de soin de qualité tout en maitrisant les coûts.

MODÉRATRICE  : Aurélie TRUFFOT, Interne – FNSIP-BM
Bernard GOUGET, Président du Comité de section Santé Humaine du Cofrac, Paris – France

INTERVENANTS :

  • Francis GUINARD, Biologiste- Syndicat des Biologistes – France
  • Mathieu KUENTZ, Biologiste médical, Auriallac – France
  • Mathilde MARMIER, CNAM – France
  • Jean Louis PONS, Biologiste, CNP-BM – France

De nouvelles compétences digitales, de nouveaux enjeux pour les sociétés scientifiques ?

  • Bernard GOUGET, Président du Comité de section Santé Humaine du Cofrac, Paris – France

Biomarqueurs inflammatoires : nouveaux marqueurs de maladies auto-immunes et nouvelles techniques.

Mercredi 4 novembre de 17h15 à 18h00

Hémostase – TCA

Mercredi 4 novembre de 17h15 à 18h00

La biothérapie en myélodysplasies

Mercredi 4 novembre de 17h15 à 18h00

Place de la biologie au sein de la santé

Jeudi 5 novembre de 09h15 à 10h00

Groupe sanguin difficile Session accidents : anticoagulant, hémophilie

Jeudi 5 novembre de 10h00 à 10h45

Les troponines hypersensibles

Jeudi 5 novembre de 11h15 à 12h00

MODÉRATEURS : Camille GOBEAUX, Diagnostic biologique automatisé, Hôpital Cochin, Paris – France

Alexandre MEBAZAA, Responsable de la réanimation chirurgicale des grands brûlés, hôpital Lariboisière – Saint-Louis, Paris – France

INTERVENANTS :

Recommandations ESC 2020

  • Martine GILARD, Cardiologue au service Cardiologie et maladies cardio-vasculaires, Brest – France

Pourquoi et comment mettre en place le 0-1 h ?

  • Nathalie OUEIDAT, Praticienne hospitalier, Biochimie métabolique, Hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris – France

Le ``papy-boom`` en biologie médicale, quel avenir pour les jeunes ? (démographie favorable mais de nombreux regroupement. Des postes encore à pourvoir dans quelques années ? Quels profils recherches ? )

Jeudi 5 novembre de 12h00 à 12h45

en partenariat avec FNSIP-BM

Avec une augmentation des départs des biologistes médicaux en retraite dans les années à venir, se pose la question d’une augmentation brutale du nombre de postes d’internes en biologie médicale lors de l’internat de pharmacie ou des ECNi (une centaine de postes non remplacés chaque année depuis 10 ans). Cependant, l’ouverture des postes dans les laboratoires hospitaliers semble faible et les regroupements dans le secteur privé laisse sous-entendre à une tendance vers une diminution du nombre de poste en biologie. Vers quel model allons-nous ? Que devons-nous proposer aux futurs internes ?

MODÉRATRICE : Aurélie TRUFFOT, Interne – FNSIP-BM

INTERVENANTS :

  • Emmanuel BORIES, Biologiste – LBI
  • Fréderic GRENOUILLET, Biologiste – Président Commission de Coordination de Biologie Médicale (CCBM)
  • Thomas HOTTIER, Biologiste médical – Inovie – Labosud
  • Philippe PIET, Président section G – Ordre national pharmacien biologistes

Gestion des prélèvements biologiques en situation d’alerte sanitaire : comment ne pas bloquer le système de soins ?

Jeudi 5 novembre de 14h15 à 15h00

en partenariat avec la Société Française de Microbiologie

MODÉRATEUR : Gérard LINA, Microbiologiste, Lyon – France

INTERVENANTS :

Sureté et sécurité biologiques, quelles contraintes ?

  • Sébastien ALLIX, Chef de mission sécurité et sûreté biologiques, Malmaison – France

COVID-2020 – Réagir face à la crise et agir pour préparer la suite : quand la Société Française de Microbiologie joue pleinement son rôle de société savante !

D’une ampleur inédite, la crise sanitaire et sociale due à la pandémie COVID-19 soulève pour tous des enjeux et des défis propres. Créée en 1937, la Société Française de Microbiologie (SFM), riche de sa diversité et ouverte aux partenariats, regroupe des microbiologistes de tout horizon. Organisée en sections et groupes de travail, ses objectifs sont de promouvoir la microbiologie en France et à l’étranger, assurer l’éducation et favoriser la recherche. La SFM participe activement aux activités menées sous l’égide des autorités de santé publique française et est fortement liée à d’autres sociétés savantes et associations.

Une société savante réactive et dynamique

Dans ce contexte, la SFM a rapidement réagit en mettant en place différentes actions : rédaction de documents et de fiches spécifiques (gestion des prélèvements biologiques d’un patient suspect de COVID-19, diagnostic en biologie délocalisée, habilitation à la réalisation de prélèvements …). Le site internet de la SFM, ergonomique et fonctionnel, a permis de diffuser largement les informations sur une page dédiée, de mettre en place un forum et de partager diverses ressources (bibliographie scientifique, avis de la Haute Autorité de Santé, rapports d‘évaluation technique en lien avec la Direction Générale de la Santé …).

Un séminaire virtuel « COVID-19 » pour remplacer le congrès annuel reporté

Le congrès annuel SFM Microbes permet à la communauté de microbiologistes de se rencontrer et d’échanger. Contraints d’annuler cet évènement, un congrès virtuel axé sur la thématique COVID-19 a regroupé plusieurs experts pour faire le point sur les connaissances scientifiques disponibles.

Forts de ce bilan, nous partagerons avec vous les diverses actions de la SFM dans ce contexte insolite de contraintes mais aussi d’opportunités.

  • Sonia BURREL, Virologue à Hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris – France

Prévention de la fertilité et changement sociétaux de la fertilité - Évolution technologique en préservation de la fertilité

Jeudi 5 novembre de 14h15 à 15h00

Tests biologiques et diagnostic précoce des maladies chroniques du foie

Jeudi 5 novembre de 15h00 à 15h45

en partenariat avec l’Association Française pour l’Étude du Foie

MODÉRATEUR : Henry-Pierre DOERMANN, Président de NOVABIO, Bergerac – France

INTERVENANTS :

Pourquoi dépister les maladies chroniques du foie ?

Objectifs :

  • Épidémiologie et histoire naturelle des maladies chroniques du foie en France
  • Présentation des tests non invasifs, focus sur tests sanguins

Les facteurs de risque hépatique sont très fréquents dans la population générale en France : 18% de la population générale adulte a une stéatose hépatique et 10% consomme quotidiennement de l’alcool, 100 000 personnes ont une hépatite chronique C et 140 000 une hépatite B chronique, la prévalence de l’hémochromatose génétique est de 1/300. Les maladies chroniques du foie évoluent silencieusement jusqu’à la cirrhose et ses complications (ascite, insuffisance hépatique, insuffisance rénale, hémorragie digestive, cancer hépatique), et sont responsables de 17 000 décès chaque année. La majorité des cirrhoses sont diagnostiquées tardivement au stade des complications avec 50% de mortalité à deux ans, et deux tiers des carcinomes hépatocellulaires sont diagnostiqués d’emblée au stade palliatif. Des tests non-invasifs, notamment des tests sanguins, sont désormais disponibles pour identifier précocement les patients avec une atteinte hépatique significative, permettant ainsi de débuter une prise en charge bien avant la survenue des complications. Pour avoir un impact sur la morbi-mortalité des maladies chroniques du foie, le challenge est maintenant d’organiser l’évaluation avec les tests non-invasifs hépatiques des très nombreuses personnes ayant des facteurs de risque hépatique.

  •  Jérôme BOURSIER, Département d’Hépato-Gastroentérologie, Centre Hospitalier Universitaire d’Angers – Laboratoire HIFIH UPRES EA359, Université d’Angers – France

Comment dépister les maladies chroniques du foie ?

Objectifs :

  • Application des tests non-invasifs, parcours patients (Camden and Islington pathway, expérience Marseillaise, etc…)
  • Dépistage de la fibrose en population générale

Le dépistage de la fibrose hépatique dans la population générale représente un enjeu de santé public majeur à l’heure où au moins 18% de la population présente une stéatose hépatique. Plusieurs tests sanguins non invasifs FIB-4, ELF, Fibromètre et Fibrotest sont des outils validés de dépistage de la fibrose dans ces populations. L’étude marseillaise a eu pour objectif d’évaluer en population générale l’intérêt du dépistage de la fibrose hépatique à l’aide du Fib-4 calculé automatiquement lors d’un bilan biologique. Entre décembre 2018 et mai 2019 le FIB-4 a été calculé de manière automatisée chez 29 707 patients sur 134 157 patients ayant eu un bilan biologique pendant la même période dans 21 laboratoires de biologie médicale des Bouches du Rhône. 2160 (7.3%) patients avaient une fibrose significative. Les patients diabétiques présentaient plus fréquemment une fibrose significative. Le questionnaire, envoyé aux médecins prescripteurs des bilans, a montré chez les 36% des médecins qui ont répondu que près de la moitié des patients n’avait jamais eu de prise en charge hépatologique. Cette étude montre que l’implémentation automatique d’outils simples tel que le FIB-4 est à la fois un outil de dépistage utile et de sensibilisation des médecins pour la recherche de fibrose hépatique. D’autres études ont montré que l’utilisation d’algorithme utilisant séquentiellement le FIB-4 puis le ELF permet d’améliorer le diagnostic pour la détection de fibrose significative ou de cirrhose et réduit de 80% les consultations inutiles chez les spécialistes et constitue donc un outil utile en médecine générale.

  • Marc BOURLIÈRE, Chef de service d’Hépato-Gastroentérologie de l’Hôpital Saint-Joseph Marseille – France

Le comité de l’antibiogramme 2020 : l’année des grands changements.

Jeudi 5 novembre de 15h00 à 15h45

en partenariat avec la Société Française de Microbiologie

INTERVENANTS :

  • Christian CATTOEN, Biologie médicale et Physiologie Centre Hospitalier, Valenciennes – France
  • François JEHL, Biologiste à l’hôpital universitaire, Strasbourg – France
  • Gérard LINA, Microbiologiste, Lyon – France

Hématologie

Jeudi 5 novembre de 16h15 à 17h00

Diagnostic et traitement du cancer de la prostate

Jeudi 5 novembre de 16h15 à 17h00

Marqueurs tumoraux : Immunologie et cancer

Jeudi 5 novembre de 17h45 à 18h00

Innovation en biologie : un axe de différentiation pour les complémentaires sante ?

Mercredi 4 novembre de 10h15 à 11h00

En partant d’une analyse prospective du secteur des complémentaires santé et du secteur la biologie, nous identifierons des pistes qui permettraient aux complémentaires santé de mieux appréhender ce qu’elles pourraient faire dans le domaine. Dans un premier temps, un rappel du marché de la biologie et du rôle des biologistes médicaux est présenté. Dans un deuxième temps, en nous basant sur les principaux leviers de relance chez les acteurs de l’assurance, nous identifierons ensemble des pistes de collaboration biologie / assurance qui pourraient permettre d’améliorer la relation avec vos assurés / adhérents.

MODÉRATEUR : Pascal GUYARD, Président SIL-LAB Innovations, Paris – France

INTERVENANTS :

Le marché de la biologie : mutation et fonctionnement comparativement au marché international.
– Serge PAYEUR, Président SIL-LAB Experts, Rochefort – France

Prendre conscience que la biologie est un facteur de densification de sa relation adhérent.

– Frédéric PANCHAUD, Directeur Conseil Assurance NUI, Paris – France

Sécurité numérique dans le secteur de la santé

Jeudi 5 novembre de 11h30 à 12h15

en partenariat avec l’Association Française des Ingénieurs Biomédicaux

Les attaques informatiques visant les systèmes du secteur de la santé sont de plus en plus fréquentes. Dans le monde, on dénombre une attaque tous les trois jours sur les hôpitaux. La législation évolue, les responsabilités aussi. Cette session est organisée par l’AFIB (Association Française des Ingénieurs Biomédicaux) qui a mis en place en 2020 un groupe de travail pour apporter des solutions concrètes pour augmenter la sécurité numérique des équipements médicaux. La première présentation a pour objectif de situer la problématique, les évolutions récentes de la législation et l’organisation en France de la lutte contre la cybercriminalité. La seconde vise à présenter un cas concret d’évaluation des risques et des recommandations pour mieux maîtriser la vulnérabilité des équipements d’un laboratoire de biologie.

MODÉRATRICE : Sandrine ROUSSEL, ingénieur biomédical, CA de L’AFIB, Coordinatrice du groupe de travail « sécurité numérique des équipements biomédicaux » – CHU de Besançon – France

INTERVENANTS :

La sécurité numérique dans le domaine de la santé.

  • Bernard CASSOU-MOUNAT, Expert du secteur sanitaire – management de crises et cyber sécurité, Chaville – France

Gestion de la vulnérabilité numérique d’un parc d’équipements en biologie.

  • Sandrine ROUSSEL, ingénieur biomédical, CA de L’AFIB, Coordinatrice du groupe de travail « sécurité numérique des équipements biomédicaux » – CHU de Besançon – France

Culture embryonnaire dans les incubateurs Time Lapse Hôpital Foch

Mercredi 4 novembre de 12h15 à 13h00

en partenariat avec Conseil des Techniciens des Laboratoires Médicaux

L’arrivée de la technologie Time Lapse (TL) dans les laboratoires d’Assistance Médicale à la Procréation (AMP) il y a 10 ans a été une véritable révolution.

Les systèmes TL permettent un suivi en continu du développement embryonnaire de façon non invasive, du fait de leur particularité à combiner  trois éléments de base : un incubateur, un système optique et un logiciel d’acquisition et d’analyse d’images.  L’observation embryonnaire jusqu’alors statique et ponctuelle devient, grâce à cette technologie, une  observation dynamique et continue, sans sortir l’embryon de son incubateur et perturber ainsi ses  conditions environnementales. (Changements potentiels de température, pH ou osmolarité).

Ces informations détaillées et personnalisées aident à une meilleure sélection embryonnaire en vue d’un transfert intra-utérin ou d’une congélation pour une utilisation ultérieure.

L’objectif de notre présentation est de vous décrire les différents systèmes de Time lapse existant en AMP et de faire un retour d’expérience sur notre utilisation en pratique courante.

INTERVENANTS :

  • Achraf BENAMMAR, biologiste médicale de la reproduction
  • Sandrine BOUDET, TLM en AMP, au Service de Gynécologie, Obstétrique, Médecine de la reproduction Hôpital Foch, Suresnes

Cybersécurité : nouveaux outils contre les intrusions informatiques et techniques de détection. IA et analyses comportementales

Mercredi 4 novembre de 14h15 à 15h00
Parcours international

La santé des migrants

Mercredi 4 novembre de 15h00 à 15h45
en partenariat avec Médecins Sans Frontière
Parcours international

MSF est une Organisation internationale humanitaire, médicale et indépendante qui apporte secours aux populations exclues du système, aux victimes de catastrophe naturelle ou humaine et dans des contextes de guerre. Les projets MSF répondent aux problématiques de santé de ces populations et se trouvent dans des zones reculées (camps de réfugiés, petites structures de santé, parfois dans des hôpitaux plus important), le laboratoire fait partie intégrante de ces projets. En plus des laboratoires généraux et des programmes verticaux dédiés à une pathologie (VIH, tuberculose ou hépatite C), MSF a récemment mis en place des laboratoires de microbiologie, ce qui relève du challenge dans  ces contextes.

La réflexion sur les défis à relever, et sur l’optimisation des laboratoires de microbiologie a permis de développer deux innovations technologiques majeures pour la lutte contre l’antibiorésistance :

  • Une application de lecture et d’interprétation de l’antibiogramme qui vise à lutter contre la propagation de la résistance aux antimicrobiens et à garantir l’égalité d’accès à un diagnostic correct dans le monde entier.
  • Il existe de nombreuses barrières à la mise en place de laboratoires de bactériologie dans les pays à faibles ressources. Pour faire face à ce défi, MSF développe un outil complémentaire pour étendre le diagnostic en bactériologie clinique là où, aujourd’hui, ce n’est pas accessible. Le Mini-Lab  est un laboratoire bactériologie adapté et facilement transportable/déployable pour traiter des hémocultures. 

Ces deux outils ainsi qu’un aperçu des activités de laboratoire seront présentés au cours de la session.

INTERVENANTS :

Diagnostic en contexte humanitaire : du laboratoire général à l’innovation.

  • Sonia GUIRAMAND, Référente Laboratoire MSF France, Médecin Sans Frontière, Paris – France

Le projet Mini-Lab

  • Jean-Baptiste RONAT, Responsable Scientifique du Projet Mini-Lab, Médecin Sans Frontière, Paris – France

Le développement AST app

  • Nada MALOU, Référente microbiologie MSF France, Médecins Sans Frontière, Paris – France

DPC et e-learning : innovations technologiques dans le biomédical

Jeudi 5 novembre de 11h15 à 12h00

Biologie délocalisée dans un groupement hospitalier de territoire

Jeudi 5 novembre de 12h00 à 12h45

en partenariat avec Conseil des Techniciens des Laboratoires Médicaux.

En 2014, le directeur de l’ARS a imposé au directeur du Centre Hospitalier d’Auxerre de récupérer l’activité de Biologie des établissements d’Avallon et de Clamecy au nom du GHT. Le laboratoire du Centre Hospitalier d’Auxerre a équipé les services des urgences de chaque établissement d’un site de biologie délocalisée avec 5 machines gérées par un concentrateur informatique. L’activité de biologie délocalisée a démarré en janvier 2016 et après plus de quatre ans, le bilan est très positif pour la prise en charge du patient. Pour les techniciens, ayant choisi d’être intégrés à cette nouvelle mission, un relationnel, par leur intermédiaire, s’est construit entre le laboratoire et le personnel soignant des sites distants. Leur rôle est fondamental grâce à l’aide apportée à distance ainsi que leur présence sur place une fois par semaine. Les 2 sites ont été accrédités sur l’ensemble des analyses en 2019. Depuis, l’ARS nous a demandé de mettre place une solution équivalente sur le CH de Tonnerre le démarrage a eu lieu le 15 juillet 2020.

INTERVENANTS :

  • Isabelle Labourdette,Chef du Pôle Prestataire, Chef de service du Laboratoire, Auxerre – France
  • Mélanie Callanquin, Biologistes Hôpital, Auxerre – France

Conformité RGPD

Mercredi 4 novembre de 10h15 à 11h00

Rémunération de la compétence médicale des biologistes médicaux : faut-il la faire évoluer, sous quelle forme ?

Mercredi 4 novembre de 11h30 à 12h15

TROD et autotests : amis ou ennemis des biologistes médicaux

Mercredi 4 novembre de 12h15 à 13h00

La biologie « hors-les-murs » comporte 3 éléments : les EBMD (examens de biologie délocalisés), réalisés sous la responsabilité des biologistes médicaux, les TROD (tests rapides d’orientation diagnostique) sous celle de professionnels de santé et les autotests, réalisés par les patients ou leur entourage sous leur propre responsabilité. Certains d’entre eux sont des dispositifs de mesure pour une auto-surveillance sur sang capillaire (glucose, INR) prescrits et remboursés. Contrairement aux EBMD dont la qualité doit être strictement maitrisée par le LBM, les résultats obtenus avec les TROD et autotests ne peuvent être garantis avec le même niveau de confiance ni la même traçabilité. Ils permettent pourtant, grâce aux nouvelles technologies, de raccourcir les circuits de soins, de responsabiliser les patients sur leur prise en charge et d’atteindre des patients non accessibles par les circuits classiques de prise en charge. Un équilibre doit donc être trouvé entre les 3 approches pour optimiser le parcours patient tout en intégrant au mieux l’expertise du biologiste médical dans la chaine de soins.

MODÉRATEUR : Michel VAUBOURDOLLE, Biologiste responsable, Chef du Département de Biochimie – LBM de l’Est Parisien – DMU BioGeM – AP-HP. Sorbonne Université, Paris – France

INTERVENANTS :

Intérêt de la mise en place du TROD SARS-CoV-2 pour la gestion de la crise sanitaire – Position de la DGOS sur l’évolution des pratiques en Biologie Médicale et pour une meilleure intégration des LBM dans la chaine des soins, notamment en période de crise sanitaire.

  • Katia JULIENNE, Directrice Générale, DGOS, Paris – France

Intérêt des TROD et des autotests VIH/VHC pour l’optimisation de la prise en charge des patients dans un parcours de soins – Position des associations et des usagers sur les TROD/autotests – Evaluation et suivi des services rendus par ces dispositifs complémentaires des EBM.

  • Aurélien BEAUCAMP, Président, AIDES, Paris France

Position des LBM privés sur le rôle des biologistes médicaux dans la complémentarité EBM-EBMD-TROD-Autotests – Retour d’expérience sur l’implantation des dispositifs INR en EHPAD (Diapason) – Aspects organisationnels et financiers.

  • François BLANCHECOTTE, Président, Syndicat des Biologistes, Tours – France

Position de la section G sur le rôle des biologistes médicaux dans la complémentarité EBM-EBMD-TROD-Autotests – Evaluation objectives des services rendus pour la Santé Publique – Aspects réglementaires et déontologiques – Rôle du pharmacien d’officine.

  • Philippe PIET, Président du Conseil Central – Section G – Biologistes, Ordre National des Pharmaciens

Actes redondants ou inutiles : quelle coopération entre prescripteurs et biologistes, quel rôle des nouvelles technologies, dont l’IA ?

Mercredi 4 novembre de 14h15 à 15h00

Coronavirus / épidémiologie : quelle stratégie adoptée pour une pandémie ?

Mercredi 4 novembre de 15h00 à 15h45

Garantie humaine et libération automatique des comptes-rendus d'examens médicaux

Jeudi 5 novembre de 10h00 à 10h45

Première expérimentation Health Data Hub / aide à la transcodification

Jeudi 5 novembre de 10h45 à 11h15

Comment utiliser la CPTS pour organiser un dépistage en interprofessionnel : parcours de soin, prévention, dépistage et traitement de l'urgence.

Jeudi 5 novembre de 12h00 à 12h45

Eurofins Biomnis

Mercredi 4 novembre de 14h15 à 15h00

Les laboratoires de biologie médicale de référence (lbmr), une excellence à exporter

Jeudi 5 novembre 2020
14h15 – 15h00
Parcours international

MODÉRATEURS : Bernard GOUGET, Président Comité Scientifique LMBMR,
Catherine GUICHARD, Chef de projet DGS PP/PP1

Défini par le décret n°2016-1989 du 30 décembre 2016, il est possible de définir un LBMR comme un laboratoire de biologie médicale dont la compétence et l’expertise de haut niveau  sont reconnues à l’échelle nationale et internationale  en raison de : son activité de développement d’analyses innovantes dans un domaine ciblé ; de ses publications internationales dans le domaine associé à une application dans le soin et de sa capacité à animer et à coordonner les réflexions  à travers les sociétés savantes et/ou les agences nationales. Le LBMR répond à un besoin stratégique de santé publique. Il joue un rôle de recours , répond à un besoin de santé publique, exerce  une mission d’alerte auprès des autorités sanitaires et a une mission d’information, de recommandation et/ou de formation. La session est l’opportunité de restituer les travaux du comité de sélection des LBMR mis en place le 1 Octobre 2019 et de démontrer que le secteur français de la biologie médicale est à la pointe de la recherche mondiale.

INTERVENANTS : les Présidents des commissions spécialisées Comité Scientifique  LBMR :

  • Guislaine CARCELAIN, Biologiste médical, Hôpital Robert-Debré, Paris – France
  • Alain CARRIÉ, Biologiste médical, Hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris – France
  • Florence DOUCET-POPULAIRE, Chef de service, Hôpital Antoine Béclère, Clamart – France
  • Antoinette LEMOINE-CORBEL, Biochimiste, Hôpital Paul-Brousse, Villejuif – France
  • Gilles PAINTAUD, Chef de l’équipe de recherche PATCH (Pharmacologie des Anticorps Thérapeutiques Chez l’Homme), Tours – France
  • Thierry PEYRARD, Chef de Département, laboratoire de biologie médicale de l’institut national de la transfusion sanguine (INTS), Paris – Frane
  • Hervé PUY, Professeur des universités, chef de pôle biologie – pharmacie – recherche, biophare HUPNVS, CRI-UMR1149 Université Paris Diderot, Paris – France
  • Pierre SUJOBERT, Médecin Hématologue, Centre Hospitalier, Lyon – France
  • Sophie SUSEN, Coordinateur de centre expert – Clinicien de centre expert – Responsable de tests diagnostiques – Investigateur de projet de recherche – Directeur du laboratoire – Directeur de département, Centre de Biologie Pathologie Génétique, Lille – France

E-cardiologie et biologie médicale

Jeudi 5 novembre 2020
15h00 – 15h45
Parcours international
En partenariat avec  l’IFCC Committee on Mobile Health and Bioengineering in Laboratory Medicine (C-MHBLM)

MODÉRATEURS : Bernard GOUGET, Président du Comité de section Santé Humaine du Cofrac, Paris – FranceDavid GRUSON, PhD, EuSpLM, FESC Chef du service de biochimie médicale Cliniques universitaires Saint-Luc, UCL Bruxelles – Belgique

La multiplication des applications mobiles et objets connectés témoignent de l’importance croissante de ces technologies qui font évoluer les pratiques des professionnels de santé et qui ont potentiellement des effets sur les perceptions et attitudes des patients. Mettre des outils numériques performants au service de tous est l’une des priorités définies dans le plan « Ma Santé 2022 ». Les échanges et le partage d’information entre professionnels de santé pourraient être améliorés par l’e-santé et favoriser un mode d’organisation plus coordonné, ce qui pourrait ainsi faire évoluer un système de santé hospitalo-centré vers des approches de soins plus intégrés et mieux à même de répondre aux enjeux de santé émergents.

La e-santé (ou la cybersanté) chez les patients atteints d’IC est considérée comme une innovation pertinente qui améliore les soins ambulatoires classiques d’IC et a démontré son intérêt chez des patients à haut risque. L’introduction de la e-cardiologie et télémédecine permet de renforcer la coopération entre les médecins généralistes, les cardiologues et les unités hospitalières très spécialisées . Des recherches supplémentaires sont en cours, en particulier concernant l’impact des technologies d’IA pour une meilleure prise en charge des IC.  L’e-santé est ainsi porteuse de promesses mais également de défis. Il est important de s’intéresser, non seulement aux enjeux techniques, mais également aux aspects socio-organisationnels et aux facteurs et processus environnementaux qui influencent les comportements individuels.

INTERVENANTS :

Santé mobile et médecine de laboratoire

  • Sergio BERNARDINI, Professeur de biochimie clinique et de biologie moléculaire clinique au Département de médecine interne de l’Université de Rome, Tor Vergata , Italie
  • Pradeep DABLA, Professeur, Biochimie, GBPant Institute of Postgraduate Medical Education & Research, Delhi – Inde

Insuffisance Cardiaque (IC) : vers de nouvelles perspectives

  • Anne-Catherine POULEUR, Chef de clinique – Service de cardiologie, Cliniques Universitaires, Saint-Luc, Bruxelles – Belgique

Trajet de soins intégrés, quelles missions pour le Biologiste ?

David GRUSON, PhD, EuSpLM, FESC Chef du service de biochimie médicale Cliniques universitaires Saint-Luc, UCL Bruxelles – Belgique

Le biologiste médical europeen à l’avant-scene de la prevention et au cœur de la santé publique

Jeudi 5 novembre 2020
16h15 – 17h15
Parcours international
En partenariat avec l’ European Federation of Clinical Chemistry and Laboratory Medicine (EFM) et International Federation of Clinical Chemistry and Laboratory Medicine (IFCC)

Session Européenne avec le patronage  et la participation d’ Anna MARIA-SIMUNDIC, Présidente de l’EFLM et  Adeli KHOSROW, Président de l’IFCC.

Avec la crise sanitaire, le biologiste médical se trouve à l’avant-scène de la prévention et de la santé publique. L’implication des biologistes médicaux lors de cette pandémie s’est montrée essentielle tant en raison de l’ampleur présumée de l’enjeu que de la compétence des biologistes à y répondre. Le but de la session est d’illustrer  les modes d’exercices au niveau européen, de mieux cerner le rôle, les missions et les compétences médicales des biologistes médicaux, la façon dont la biologie médicale est exercée en Europe et d’échanger sur les stratégies tournées vers la prévention et la relation biologiste/patient. Cette session  préfigure la Journée Européenne annuelle de la Biologie médicale « European LabMed Day 2020 » qui a pour objet d’ améliorer la visibilité de la  biologie médicale et sa valeur ajoutée dans le parcours de soins, de favoriser l’attractivité des jeunes et de mettre en avant les actions conduites pour faire évoluer la relation biologiste patient/ grand public et contribuer à la sécurité des patients en travaillant ensemble.

INTERVENANTS :

  • Lise BATHUM, Biochimiste clinique, Département de, Hôpital Amager et Hvidovre, Kettegård – Danemark
  • François BLANCHECOTTE, Président, Syndicat des Biologistes, Tours – France
  • Anyla BULO, Centre hospitalier universitaire Mère Theresa, Tirana – Albanie
  • EVGENIJA HOMŠAK, Ancien président du SZKKLM, Département de diagnostic de laboratoire, Centre clinique universitaire, Maribor – Slovanie
  • Damien GRUSON, PhD, EuSpLM, FESC Chef du service de biochimie médicale Cliniques universitaires Saint-Luc, UCL Bruxelles – Belgique
  • Bernard GOUGET, Président du Comité de section Santé Humaine du Cofrac, Paris – France
  • Alexander HALIASSOS, Biochimiste clinique,Société grecque de chimie clinique – Vouliagmeni Attica – Grèce
  • Mariam KLOUCHE, Professeur et Médecin au Laborzentrum Medizinisches Versorgungszentrum, Bremen, Allemagne
  • Daniel RAJDL, Université Charles de Prague Institut de biochimie clinique et d’hématologie, Pilsen – République Tchèque
  • Henrique REGUENGO, PharmD, MSc, EuSpML, Président du SPLM, Porto – Portugal
  • EFLM Communication comité et les EFLM representatives .

Objets connectés, traçage et applications mobiles en santé