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LE PROGRAMME DES JIB

Cérémonie d'ouverture

Mardi 8 décembre de 17h00 à 17h45

L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE AU CŒUR DE LA BIOLOGIE MÉDICALE

La biologie médicale, avec l’imagerie médicale, fait partie des disciplines médicales les plus génératrices de données de santé sur les patients. Correctement modélisées et exploitées, les données de biologie pourraient permettre de suivre l’évolution des pathologies des patients, de mettre au point des programmes de prévention et/ou de dépistages ciblés…

L’intégration des approches d’intelligence artificielle (IA) et de Machine Learning décuple le potentiel d’efficacité de l’usage de ces datas, multipliant les possibilités, autant pour le suivi individuel des patients que pour les actions de santé publique collectives.

C’est de ce potentiel, de ces lendemains à la fois plein de promesses et d’embûches dont il sera question. Ce sera l’occasion, avec les intervenants experts, de voir combien les biologistes médicaux et toutes les professions du diagnostic doivent investir sans attendre ce champ d’avenir pour y trouver leur pleine mesure.

MODÉRATEUR  :

  • Dr François BLANCHECOTTE, Président des JIB, Président du Syndicat des biologistes

INTERVENANTS :

  • Olivier CLATZ, Chargé du « Grand défi » “Comment améliorer les diagnostics médicaux par l’intelligence artificielle?”
  • “Stéphanie COMBES, Directrice Health Data Hub au Ministère de la Santé et des Solidarités.
  • Béatrice FALISE-MIRAT, Directeur scientifique de CareInsight
  • Alexandre GUENOUN, Président et co-fondateur KIRO, spécialiste dans l’intelligence artificielle de la biologie médicale

Coordination de la biologie en état d’urgence, redondance des actes, forfaitisation de la biologie, des soins.

Mardi 8 décembre de 18h00 à 18h45

L’enjeu, on le connaît depuis de nombreuses années : travailler sur la pertinence des actes de biologie médicale non pour faire tous les examens de biologie, mais uniquement les examens nécessaires et utiles ! Et faire la chasse aux redondances des examens de biologie médicale entre la ville et l’hôpital, trouver des modes d’organisation et de financement plus efficients pour utiliser efficacement la biologie médicale lors des prises en charge en urgence, de suivi des patients chroniques ou encore dans les démarches de prévention.

Bref, le débat et la tension permanente entre volume et qualité, entre dépenses nécessaires et dépenses inutiles, entre efficacité et coûts continuent à sous-tendre les relations entre les acteurs du diagnostic, les financeurs et les tutelles. Un débat qui doit continuer à vivre pour rapprocher les points de vue et trouver la voix qui assurera que chaque euro investi dans la biologie médicale sera un euro utile à l’amélioration de l’état de santé de chaque patient et de la population dans son ensemble.

MODÉRATEUR  :

  • Dr François BLANCHECOTTE, Président des JIB, Président du Syndicat des biologistes

INTERVENANTS :

  • Didier GUIDONI, Directeur général chez CHOG – Centre Hospitalier de l’Ouest Guyanais Franck Joly, membre de la task force sur la réforme du financement du système de santé jusqu’en octobre 2020.
  • Jean-Philippe MASSON, Radiologue, Président de la Fédération nationale des médecins radiologues, Paris-France

La maîtrise médicalisée, où, comment, pourquoi ?

Mardi 8 décembre de 19h00 à 19h45
en partenariat avec Fédération Nationale des Syndicats d’Internes en Pharmacie et en Biologie Médicale (FNSIP-BM)

Après le rapport charge et produit offrant un budget réduit pour la biologie médicale, la politique gouvernementale tend à réduite le coût des dépenses en santé. Parallèlement, on assiste à un développement des nouvelles techniques de plus en plus couteuses, comme les panels de biologie moléculaire. Comment les rendre accessible au clinicien afin de garder une offre de soin de qualité tout en maitrisant les coûts.

MODÉRATRICE  : Aurélie TRUFFOT, Interne – FNSIP-BM

INTERVENANTS :

  • Pierre-Alain BIHL, Biologiste médical, Haut-Rhin – SG du SJBM
  • Francis GUINARD, Biologiste- Syndicat des Biologistes – France
  • Mathieu KUENTZ, Biologiste médical, Auriallac – France
  • Philippe PIET, Président section G – Ordre national pharmacien biologistes – France
  • Jean Louis PONS, Biologiste, CNP-BM – France

La fonction rénale du sujet âge

Mardi 8 décembre de 20h00 – 20h45

Le sujet âgé et l’IRCT: sujet complexe pour plusieurs raisons. Aucune formule d’estimation du DFG adaptée au-delà de 80 ans, si bien qu’on surestime la dégradation de la fonction rénale au-delà de cet âge alors qu’elle évolue lentement. Mais l’espérance de vie augmentant, certains patients se retrouvent en IRCT. Quels sont les patients qui nécessitent une prise en charge spécifique ? Comment bien évaluer les patients qu’il faut adresser au néphrologue ? Comment identifier les patients auxquels on proposera une restriction des apports protidiques ? Comment les biologistes peuvent-ils assurer une prévention adaptée à ces patients dans le cadre de l’article 51 que nous avons porté ? Comment aider les néphrologues avec nos bases de données pour mieux appréhender la dégradation de la fonction rénale avec l’âge ?

MODÉRATEUR  : Francis GUINARD, Biologiste- Syndicat des Biologistes – France

INTERVENANT :

  • Jean-Michel HALIMI, Chef du service néphrologie CHU, Tours – France

La biologie délocalisée

Mardi 8 décembre de 20h00 à 20h45
en partenariat avec l’Association Française pour l’Étude du Foie (AFEF)

MODÉRATEUR : Henry-Pierre DOERMANN, Président de NOVABIO, Bergerac – France

INTERVENANTS :

Mesure de la charge virale de l’hépatite C en hors les murs : un exemple innovant de biologie délocalisée pour améliorer l’accès aux soins des populations vulnérables.

En hépatologie, la biologie délocalisée utilise des techniques permettant la mesure immédiate et simple (prélèvement sanguin capillaire au bout du doigt) avec des résultats en temps réel des sérologies hépatite B, hépatite C et VIH ainsi que de la charge virale C. Plusieurs systèmes de mesure sont disponibles et mis à la disposition des équipes pionnières pour des populations éloignées du soin. Ils pourraient être également utilisés par des centres de santé, des pharmacies et des laboratoires d’analyses biologiques. Notre présentation portera sur les premiers résultats d’un projet « test to treat » financé au titre de l’article 51 de la loi de santé publique sur l’innovation en santé ayant débuté en octobre 2019. L’objectif est d’amener ou de ramener les personnes atteintes vers le circuit de soins, particulièrement au niveau biologique, après un dépistage de proximité et un accès direct et immédiat au traitement antiviral.

  • André-Jean REMY, Hépato-Gastroentérologue, Équipe Mobile Hépatites, Centre Hospitalier de Perpignan – France

La biologie délocalisée respecte le cahier des charges de l’assurance qualité : exemple de la validation du système Xpert VHC.

Dans le cadre projet « test to treat » de l’hépatite C chez les populations vulnérables financé au titre de l’article 51 de la loi de santé publique sur l’innovation en santé, l’Équipe Mobiles Hépatites du Centre Hospitalier de Perpignan utilise un des systèmes Xpert pour la mesure de la charge virale C en temps réel. Ce système n’avait pas été validé en dehors d’un laboratoire de virologie pour une utilisation « hors les murs ». La présentation décrira les étapes de validation et de certification de ce système et les spécificités de cette utilisation : accès extérieur au dossier patient informatisé, circuit de prescription de la charge virale C, suivi et enregistrement de température du lieu d’usage de l’automate, contrôles de l’automate et fréquence, maintenance, stockage et suivi des réactifs, condition d’usage de l’automate, circuit et validation du rendu des résultats avant la mise place du traitement antiviral.

  • Sébastien FONTAINE, Biologiste médical, Centre Hospitalier de Perpignan – France

HPV et cancer du col utérin - Nouvelles stratégies de dépistage et contribution de la vaccination au contrôle de la maladie

Mercredi 9 décembre de 17h00 à 17h45
en partenariat avec Roche

INTERVENANTS :

Point de vue du Gynécologue :
Joseph MONSONEGO, gynécologue, Directeur Médical de l’Institut Alfred Fournier de Paris, et Président fondateur d’Eurogin, Paris – France

Point de vue du Biologiste-virologue :
Charlotte CHARPENTIER, Agents infectieux et hygiène hospitalière Hôpital Bichat – Claude-Bernard, Paris – France

Le ``papy-boom`` en biologie médicale, quel avenir pour les jeunes ? (démographie favorable mais de nombreux regroupements. Des postes encore à pourvoir dans quelques années? Quels profils recherchés?)

Mercredi 9 décembre de 18h00 à 18h45

en partenariat avec Fédération Nationale des Syndicats d’Internes en Pharmacie et en Biologie Médicale (FNSIP-BM)

Avec une augmentation des départs des biologistes médicaux en retraite dans les années à venir, se pose la question d’une augmentation brutale du nombre de postes d’internes en biologie médicale lors de l’internat de pharmacie ou des ECNi (une centaine de postes non remplacés chaque année depuis 10 ans). Cependant, l’ouverture des postes dans les laboratoires hospitaliers semble faible et les regroupements dans le secteur privé laisse sous-entendre à une tendance vers une diminution du nombre de poste en biologie. Vers quel model allons-nous ? Que devons-nous proposer aux futurs internes ?

MODÉRATRICE : Aurélie TRUFFOT, Interne – FNSIP-BM

INTERVENANTS :

  • Tristan CELSE, Interne FNSIP – BM, Grenoble – France
  • François CORNU, Président Eurofins Biomnis
  • Fréderic GRENOUILLET, Biologiste – Président Commission de Coordination de Biologie Médicale (CCBM)
  • Dominique LUNTE, Président du réseau “Les Biologistes Indépendants”
  • Philippe PIET, Président section G – Ordre national pharmaciens biologistes

Prévention de la fertilité et changement sociétaux de la fertilité - Évolution technologique en préservation de la fertilité

Mercredi 9 décembre de 18h00 à 18h45

De tout temps, les médecins ont été consultés en cas d’infertilité du couple. La compréhension des mécanismes de la reproduction humaine sont très récents et encore incomplets. Il y avait beaucoup de références aux pratiques magique, à l’intervention divine et aux rituels de passage.
Donner la vie est une victoire sur la mort. Rien que cette phrase justifie les engagements de faire le bien et de répondre à un désir légitime d’enfant.

La volonté d’espacer les naissances a toujours existé mais a été inefficace. L’état d’esprit des femmes a évolué avec les découvertes et pratiques médicales telles que la contraception hormonale, l’interruption volontaire de grossesse médicalisée, la fécondation in vitro, le recours au don d’ovocytes, la pratique de la greffe de l’utérus… Tous ces aspects d’une nouvelle possibilité de reproduction posent des problèmes éthiques car engagent des modifications inédites de la transmission puisqu’aujourd’hui on peut se poser la question : qui est la mère?. Celle qui donne ses ovocytes, celle qui porte l’enfant, celle qui élève l’enfant, puisque ces trois fonctions peuvent désormais être dissociées. Il en va de même pour la paternité si bien que l’on assiste a une modification de la parentalité renforcée par une fréquente recomposition familiale et sans compter « les pères spirituels », l’enfant est donc dans un tissu de désir quand à sa venue au monde.

Depuis quarante ans on assiste à une possibilité technique d’élargissement de la pratique de la PMA qui pour la plupart résultent d’avancées scientifiques (congélation d’ovocytes, diagnostic préimplantatoire) ou d’évolution sociétale, (mariage pour tous, maternité en solo, auto conservation ovocytaire). La ligne rouge à ne pas dépasser dans ce champs des possibles c’est le respect de la liberté de choix en absence de toute contrainte ou d’utilisation ou d’aliénation d’une autre personne à son projet .

Ainsi la GPA est une pratique qui ne respecte pas ces principes puisque il y a un risque très élevé d’utilisation et d’aliénation de la femme porteuse, et le risque d’une commercialisation du corps de la femme. Cette séparation de l’enfant à la naissance imposée par un contrat commercial n’est pas acceptable et la pratique d’une GPA éthique en dehors de toute rémunération n‘existe pas puisque les intermédiaires tel que les agences de recrutement, les médecins, les avocats impliqués dans cette procédures représentent 70% à 80% du montant de la GPA. Par ailleurs la GPA n’est en rien une nouveauté scientifique puisque un tiers des femmes qui sont dans ce processus donnent non seulement le temps de la gestation mais leurs ovules et peuvent donc être considérées comme la mère pleine et entière de l’enfant qui vient de naitre.

Ce principe de la non commercialisation du corps doit être intangible, c’est pourquoi, le don de gamètes doit rester gratuit (en dehors des défraiements, des donneurs et donneuses). Il peut y avoir des risques de voir apparaître des marchés parallèles, c’est pour quoi il faut favoriser l’information et l’accompagnement des personnes qui veulent participer aux dons pour éviter la commercialisation du corps humain.

Dans le cadre du don de gamètes la question de l’anonymat du donneur est une question centrale pour l’enfant né d’une telle pratique. En fait, il y a trois acteurs principaux le couple qui peut bénéficier d’un don, la personne qui donne, l’enfant né d’une telle pratique. Respectons la liberté de chacun. Le couple a le droit de dire ou de ne pas dire à son enfant qu’elle a été son mode de conception aucun organisme ne peut se substituer à l’autorité parentale. L’enfant s’il est informé devrait pouvoir demander par l’intermédiaire d’un organisme spécifique à avoir accès à l’identité du donneur (se) sans que cela soit une obligation. Le donneur, la donneuse devrait accepter lors de sa démarche initiale le principe d’être éventuellement contacter à la majorité de l’enfant si celui-ci le souhaite. Sa liberté serait dix huit ans ou plus tard de confirmer ou d’infirmer cette position initiale, indépendamment des données non identifiantes qui pourraient être communiquées à l’enfant demandeur.

La législation doit protéger les individus tout en tenant compte de l’évolution de la société, des choix médicaux, scientifiques et sociétaux. L’individu n’a donc pas tous les droits surtout lorsqu’il s’agit d’utiliser une autre personne à son profit. Le législateur doit définir les grands principes à ne pas dépasser tout en permettant l’innovation et l’évaluation des pratiques médicales.

Définir la vie aujourd’hui, c’est constater que celle-ci n’est pas un long fleuve tranquille mais que plusieurs cours d’eau la constitue renforçant l’image d’une complexité dont le bénéfice est qu’il renforce la liberté de chacun de se définir entre les deux rives de ce fleuve.

Dans l’ensemble, le médecin que je suis et dont le travail est le fruit de toute une équipe a tendance à considérer que ce métier touche a l’intimité de tous dans un moment qui reste gravé tout au long de la vie et quelque soient les destinées ultérieures. Ce moment c’est la découverte d’un enfant qui a été désiré, voulu, et accueilli comme un cadeau. N’oublions pas que dans toutes nos activités médicales, il y a une part mystérieuse non maitrisable qui explique notre émerveillement devant la vie.

MODÉRATEUR : René FRYDMAN, Médecin spécialiste de la reproduction et du développement de l’assistance médicale à la procréation en France, Suresnes – France

INTERVENANTS :

  • René FRYDMAN, Médecin spécialiste de la reproduction et du développement de l’assistance médicale à la procréation en France, Suresnes – France
  • Jean-Louis TOURAINE, Membre de la commission des affaires sociales, Paris – France

Symposium Sysmex: CN-Series, une nouvelle solution en hémostase. Evaluation des performances de l'analyseur de coagulation Sysmex CN-6000 avec des réactifs de routine prêts à l'emploi.

Mercredi 9 décembre de 19h00 à 20h00

MODÉRATEURS :

  • Yasmine BOURTI, Responsable Scientifique Sysmex France – Roissy – France
  • Jean-Pierre DELORME, Chef de Produits Hémostase Sysmex France – Roissy – France

INTERVENANTS :

  • Jean-Pierre DELORME, Chef de Produits Hémostase Sysmex France, Roissy – France
  • Dr. Corinne Frère, Hop. La Pitié, Paris – France
  • Dr. Isabelle Martin-Touttain, Hop. La Pitié, Paris – France

Mesures sanitaires, gestion de crise et pandémies : le cas du coronavirus. Retour d’expérience de l’hôpital Bichat.

Mercredi 9 décembre de 19h00 à 19h45

MODÉRATEUR : Henry-Pierre DOERMANN, Président de NOVABIO, Bergerac – France

INTERVENANTS :

  • Enrique CASALINO, Chef de service Des urgences Hôpital Bichât, Paris – France
  • Diane DESCAMPS, Chef de service du laboratoire de virologie Hôpital Bichât, Paris – France
  • Xavier LESCURE, Chef de service adjoint des Maladies infectieuses Hôpital Bichât, Paris – France

Maladies rares : ``maladies vasculaires``

Mercredi 9 décembre de 20h00 à 20h45

Le PTT est une forme particulière de MAT, défini par un déficit fonctionnel sévère (activité <10%) en ADAMTS13 (A Disintegrin And Metalloprotease with ThromboSpondi type 1 repeats, member 13) la protéase spécifique de clivage du facteur Willebrand (VWF). Ce déficit entraîne une accumulation anormale des multimères de VWF de haut poids moléculaire qui ont la propriété d’être hyperadhésifs aux plaquettes. Il en résulte la formation spontanée de thrombi plaquettaires dans la microcirculation sanguine qui sont responsables d’une anémie hémolytique mécanique, d’une thrombopénie de consommation, et de signes d’ischémie multiviscérale touchant principalement le cerveau, le coeur et le rein. Le déficit fonctionnel sévère en ADAMTS13 peut être acquis (95% de l’ensemble des cas de PTT), le plus souvent par le biais d’auto-anticorps anti-ADAMTS13, soit congénital (5% de l’ensemble des cas de PTT), lié à la présence de mutations bialléliques du gène ADAMTS13.               Le PTT est une maladie rare dont l’incidence est estimée à 1 à 2 cas pour un million d’habitants et par an. À l’exception des rares formes à révélation pédiatrique (moins de 10% de l’ensemble des cas de PTT), le PTT touche principalement l’adulte jeune de 30 à 40 ans avec une prédominance féminine (deux femmes pour un homme). Le PTT évolue classiquement par poussées entrecoupées de périodes de rémission clinique. Dans plus de 50% des cas, la présentation inaugurale du PTT est idiopathique ; dans les autres cas, il survient avec un contexte clinique associé (maladie auto-immune, infection, grossesse, médicaments, cancer, greffe d’organe, etc.). Les facteurs déclenchants des poussées sont multiples (infection, grossesse, certains médicaments comme les thiénopyridines) mais restent souvent non identifiés. Le diagnostic du PTT est parfois difficile à établir en raison de l’absence de spécificité de ses signes clinico-biologiques et ses diagnostics différentiels sont donc nombreux. En l’absence de traitement urgent et adapté dont le prérequis est bien entendu un diagnostic précis, les poussées de PTT ont un pronostic très sévère conduisant au décès dans 90% des cas. Le traitement en urgence repose sur des échanges plasmatiques (source d’ADAMTS13 exogène), un nanocorps anti-VWF (caplacizumab) et des immunomodulateurs (corticoides, rituximab) permettant un taux de survie de 90%.

MODÉRATEUR : Dominique BERNARD, Biologiste Saint-Jean – France

INTERVENANTS :

Un exemple de microangiopathie thrombotique : le purpura thrombotique thrombocytopénique.

  • Agnès VEYRADIER, Chef de service Hématologie Biologique Hôpital Lariboisière, Paris – France

Accidents vasculaires cérébraux et démences vasculaires, approches génomiques en 2020.

  • Elisabeth TOURNIER-LASSERVE, Chef de service Génétique Moléculaire, Hôpital Saint Louis, Paris – France

Place de la biologie au sein de la santé

Jeudi 10 décembre de 17h00 à 17h45

Les biologistes médicaux, tous pharmaciens ou médecins spécialisés, voient leur rôle et leur place dans le système de santé et la prise en charge des patients encore trop souvent méconnus. La faute à une discipline trop longtemps décrite comme « médico-technique » et à une double appartenance (pharmacien et médecin) qui les fait disparaître dans l‘un ou l’autre corps (textes réglementaires, statistiques…), à tel point qu’ils ne sont même pas présents dans les chapitres listant les professionnels de santé au sein du Code de santé publique.

Pourtant la place de la biologie médicale, utilisée dans plus de 70% des diagnostics, est incontestée. Mieux, on en attend beaucoup d’elle dans les années à venir : prévention, dépistage, médecine personnalisée, voire prédictive… Mais l’avenir de la biologie médicale au sein de la santé est-il un avenir sans biologiste médical, comme certains le rêvent ? Assurément non, même si le biologiste médical de demain sera bien différent de celui d’aujourd’hui.

INTERVENANTS :

  • Olivier Véran, Ministre des Solidarités et de la Santé
  • Dr François BLANCHECOTTE, Président des JIB, Président du Syndicat des biologistes (SDB)

Risque thrombotique de la COVID-19

Jeudi 10 décembre de 20h00 à 20h45
En partenariat avec la Société française d’hématologie

INTERVENANTS :

Mécanismes physiopathologiques

  • Nadine AJZENBERG, Biologie medicale, Hôpital Bichat – Claude-Bernard, Paris – France

Anomalies biologiques

  • Laurence CAMOIN – JAU, Professeur des Universités – Praticien Hospitalier Service d’Hématologie Biologique CHU Timone, Marseille – France

Tests biologiques et diagnostic précoce des maladies chroniques du foie

Vendredi 11 décembre de 18h00 à 18h45

en partenariat avec l’Association Française pour l’Étude du Foie

MODÉRATEUR : Henry-Pierre DOERMANN, Président de NOVABIO, Bergerac – France

INTERVENANTS :

Pourquoi dépister les maladies chroniques du foie ?

Objectifs :

  • Épidémiologie et histoire naturelle des maladies chroniques du foie en France
  • Présentation des tests non invasifs, focus sur tests sanguins

Les facteurs de risque hépatique sont très fréquents dans la population générale en France : 18% de la population générale adulte a une stéatose hépatique et 10% consomme quotidiennement de l’alcool, 100 000 personnes ont une hépatite chronique C et 140 000 une hépatite B chronique, la prévalence de l’hémochromatose génétique est de 1/300. Les maladies chroniques du foie évoluent silencieusement jusqu’à la cirrhose et ses complications (ascite, insuffisance hépatique, insuffisance rénale, hémorragie digestive, cancer hépatique), et sont responsables de 17 000 décès chaque année. La majorité des cirrhoses sont diagnostiquées tardivement au stade des complications avec 50% de mortalité à deux ans, et deux tiers des carcinomes hépatocellulaires sont diagnostiqués d’emblée au stade palliatif. Des tests non-invasifs, notamment des tests sanguins, sont désormais disponibles pour identifier précocement les patients avec une atteinte hépatique significative, permettant ainsi de débuter une prise en charge bien avant la survenue des complications. Pour avoir un impact sur la morbi-mortalité des maladies chroniques du foie, le challenge est maintenant d’organiser l’évaluation avec les tests non-invasifs hépatiques des très nombreuses personnes ayant des facteurs de risque hépatique.

  •  Jérôme BOURSIER, Département d’Hépato-Gastroentérologie, Centre Hospitalier Universitaire d’Angers – Laboratoire HIFIH UPRES EA359, Université d’Angers – France

Comment dépister les maladies chroniques du foie ?

Objectifs :

  • Application des tests non-invasifs, parcours patients (Camden and Islington pathway, expérience Marseillaise, etc…)
  • Dépistage de la fibrose en population générale

Le dépistage de la fibrose hépatique dans la population générale représente un enjeu de santé public majeur à l’heure où au moins 18% de la population présente une stéatose hépatique. Plusieurs tests sanguins non invasifs FIB-4, ELF, Fibromètre et Fibrotest sont des outils validés de dépistage de la fibrose dans ces populations. L’étude marseillaise a eu pour objectif d’évaluer en population générale l’intérêt du dépistage de la fibrose hépatique à l’aide du Fib-4 calculé automatiquement lors d’un bilan biologique. Entre décembre 2018 et mai 2019 le FIB-4 a été calculé de manière automatisée chez 29 707 patients sur 134 157 patients ayant eu un bilan biologique pendant la même période dans 21 laboratoires de biologie médicale des Bouches du Rhône. 2160 (7.3%) patients avaient une fibrose significative. Les patients diabétiques présentaient plus fréquemment une fibrose significative. Le questionnaire, envoyé aux médecins prescripteurs des bilans, a montré chez les 36% des médecins qui ont répondu que près de la moitié des patients n’avait jamais eu de prise en charge hépatologique. Cette étude montre que l’implémentation automatique d’outils simples tel que le FIB-4 est à la fois un outil de dépistage utile et de sensibilisation des médecins pour la recherche de fibrose hépatique. D’autres études ont montré que l’utilisation d’algorithme utilisant séquentiellement le FIB-4 puis le ELF permet d’améliorer le diagnostic pour la détection de fibrose significative ou de cirrhose et réduit de 80% les consultations inutiles chez les spécialistes et constitue donc un outil utile en médecine générale.

  • Marc BOURLIÈRE, Chef de service d’Hépato-Gastroentérologie de l’Hôpital Saint-Joseph Marseille – France

Les troponines hypersensibles

Vendredi 11 décembre de 19h00 à 19h45

MODÉRATEURS :

  • Camille GOBEAUX, Diagnostic biologique automatisé, Hôpital Cochin, Paris – France
  • Alexandre MEBAZAA, Responsable de la réanimation chirurgicale des grands brûlés, hôpital Lariboisière – Saint-Louis, Paris – France

INTERVENANTS :

Recommandations ESC 2020 :

  • Anthony CHAUVIN, Maître de conférences universitaire-Praticien Hospitalier, Paris – France

Pourquoi et comment mettre en place le 0-1 h ?

  • Yann-Erick CLAESSENS, Docteur en Médecine, Docteur en Biologie cellulaire – Monaco

Innovation en biologie : un axe de différentiation pour les complémentaires sante ?

Mercredi 9 décembre de 17h00 à 17h45

En partant d’une analyse prospective du secteur des complémentaires santé et du secteur la biologie, nous identifierons des pistes qui permettraient aux complémentaires santé de mieux appréhender ce qu’elles pourraient faire dans le domaine. Dans un premier temps, un rappel du marché de la biologie et du rôle des biologistes médicaux est présenté. Dans un deuxième temps, en nous basant sur les principaux leviers de relance chez les acteurs de l’assurance, nous identifierons ensemble des pistes de collaboration biologie / assurance qui pourraient permettre d’améliorer la relation avec vos assurés / adhérents.

MODÉRATEUR : Pascal GUYARD, Président SIL-LAB Innovations, Paris – France

INTERVENANTS :

Le marché de la biologie : mutation et fonctionnement comparativement au marché international.
– Serge PAYEUR, Président SIL-LAB Experts, Rochefort – France

Prendre conscience que la biologie est un facteur de densification de sa relation adhérent.

– Frédéric PANCHAUD, Directeur conseil assurance et créateur du podcast Asie et Innovations – France

Culture embryonnaire dans les incubateurs Time Lapse Hôpital Foch

Vendredi 11 décembre de 19h00 à 19h45

en partenariat avec Conseil des Techniciens des Laboratoires Médicaux

L’arrivée de la technologie Time Lapse (TL) dans les laboratoires d’Assistance Médicale à la Procréation (AMP) il y a 10 ans a été une véritable révolution.

Les systèmes TL permettent un suivi en continu du développement embryonnaire de façon non invasive, du fait de leur particularité à combiner  trois éléments de base : un incubateur, un système optique et un logiciel d’acquisition et d’analyse d’images.  L’observation embryonnaire jusqu’alors statique et ponctuelle devient, grâce à cette technologie, une  observation dynamique et continue, sans sortir l’embryon de son incubateur et perturber ainsi ses  conditions environnementales. (Changements potentiels de température, pH ou osmolarité).

Ces informations détaillées et personnalisées aident à une meilleure sélection embryonnaire en vue d’un transfert intra-utérin ou d’une congélation pour une utilisation ultérieure.

L’objectif de notre présentation est de vous décrire les différents systèmes de Time lapse existant en AMP et de faire un retour d’expérience sur notre utilisation en pratique courante.

INTERVENANTS :

  • Achraf BENAMMAR, biologiste médicale de la reproduction
  • Sandrine BOUDET, TLM en AMP, au Service de Gynécologie, Obstétrique, Médecine de la reproduction Hôpital Foch, Suresnes

La CPTS : dépistage, prévention et permanence des soins

Mardi 8 décembre de 19h00 à 19h45

Les CPTS se mettent en place sur notre territoire. Un peu plus d’une trentaine à ce jour. 17 en région Centre-Val de Loire. Mais beaucoup reste à faire sur le chemin de l’exercice coordonné. Comment le biologiste peut-il s’intégrer dans une action de dépistage ou de prévention, mission-socle de la CPTS ? Comment travailler en interprofessionnel dans le cadre d’une CPTS ? Comment mettre en place la permanence des soins pour que le patient puisse être pris en charge par le médecin de ville sans être dirigé obligatoirement vers les urgences de l’hôpital, avec la contribution du biologiste et/ou du radiologue ? Le biologiste peut-il être un professionnel de premier recours ?

MODÉRATEUR  : Francis GUINARD, Biologiste- Syndicat des Biologistes – France

INTERVENANTS :

  • Nadine MOUDAR, Co-présidente de la CPTS Castel Réseau Santé, Château Renault – France
  • Raphaël ROGEZ, Président de l’URPS-ML de la région CVL, Président de la fédération des URPS de la région CVL
  • Philippe VERMESCH, Président du SML
  • Jocelyne WITTEVRONGEL, Vice-présidente de la FSPF

Conformité RGPD : code de conduite et respect du RGPD dans les laboratoires de biologie médicale

Jeudi 10 décembre de 17h00 à 17h45

Code de conduite et respect du RGPD dans les les laboratoires de biologie médicale

INTERVENANT : Bruno GAUTHIER, SELAS Bio86 Site de la polyclinique, Poitiers – France

La SFIL en collaboration avec la CNIL est en train de finaliser un code de conduite pour accompagner les laboratoires de biologie médicales dans leur mise en conformité au RGPD. Ce code premier du genre en Santé reprend l’ensemble des exigences réglementaires et normatives sous l’angle de la protection des données personnelles et propose des mesures concrètes pour ce mettre en conformité. La gouvernance sera assurer par Bioqualité seul association regroupant l’ensemble des syndicats de Biologiste médicaux qui pour cette tache à créer une section Data qualité.

Biologistes médicaux : Evolution des missions et de leurs rémunérations

Jeudi 10 décembre de 18h00 à 18h45

A l’origine de la profession, le biologiste était avant tout le spécialiste de « l’analyse », maître de son outil de travail et de sa qualité.

Actuellement l’acte intellectuel prend le pas sur l’acte technique. Cela doit se traduire dans l’évolution de sa rémunération.

Il n’y a pas de nécessité de faire évoluer le cadre législatif dans la mesure ou le principe d’une rémunération en honoraire est déjà admis pour la biologie médicale.

En corrélation avec les nouvelles missions, on doit donc faire évoluer la rémunération du Biologiste Médical vers un honoraire indépendant des analyses en nombre et en volume, et vers un statut de consultant en Biologie Médicale. Ce sera un pas supplémentaire et indispensable  vers une véritable indépendance professionnelle.

La déconnexion du  prix des tests permettra de mettre en place une véritable maîtrise médicalisée basée sur des critères uniquement scientifiques.

L‘honoraire peut se concevoir de différentes manières

  • contrôle de conformité de l’ordonnance avec les bonnes pratiques et les recommandations.
  • Interprétation avancée en coordination avec le médecin prescripteur et/ou l’infirmière et/ou le pharmacien.
  • Colloque singulier avec le patient notamment dans le cadre du Dépistage et de la Prévention
  • Intervention dans le cadre de la prise en charge interprofessionnelle d’un patient lors d’un épisode de soins ou un parcourt de soin de maladie chronique, au sein d’une équipe de soins primaires (CPTS, ESP ouverte)
  • Télémédecine : téléconsultation et télé-expertise
  • etc …

L’un des fondement de l’indépendance professionnel est l’indépendance financière. La tarification ne doit pas passer par une codification de type « code NABM » qui doit être réservée aux analyses.

Il faut passer par la création d’une ou plusieurs lettres « clefs ». Ceci aura l’avantage d’être clairement déconnectée des codifications des analyses, mais surtout pourra être une rémunération fléchée vers un véritable investissement personnel.

On peut concevoir une authentification forte par exemple d’un compte rendu interprété ou du compte rendu d’un entretient. La traçabilité de cet acte doit être indiscutable, y compris dans le cadre de  la télémédecine.

Ceci qui ira dans le sens d’une véritable indépendance professionnelle, et déconnectera, au moins partiellement, la rémunération du biologiste médical, du résultat de la structure qui rémunérera plus clairement son activité « industrielle ».

On peut aller jusqu’à  imaginer un Biologiste Consultant qui exerce de manière indépendante, sans aucun lien avec un LBM,

Ceci nécessitera une évolution des outils de facturation comme une dissociation des cartes CPS entre la structure et le praticien. Celle ci doit pouvoir se faire notamment avec la mise en place de la e-CPS.

 MODÉRATEUR :

  • Jean-Louis PONS, Biologiste, CNP-BM – France

 INTERVENANTS :

  • François BLANCHECOTTE, Président des JIB, Président du Syndicat des biologistes, Tours – France
  • Jean CANARELLI, Président de la Fédération de l’hospitalisation privée, Corse – France
  • Henry-Pierre DOERMANN, Président de NOVABIO, Bergerac – France
  • Aurélie TRUFFOT, Interne – FNSIP-BM
  • Philippe PIET, Président section G – Ordre national pharmacien biologistes – France

Covid et biologie médicale

Jeudi 10 décembre de 18h00 à 18h45

Point à date sur les connaissances et la situation épidémiologiques de la pandémie. Mais aussi point sur le rôle et l’action des biologistes médicaux lors de cette crise. Après avoir été « oubliés » en mars-avril, les biologistes médicaux ont brutalement été placés en première ligne et sous pression dans la lutte contre l’épidémie, en particulier depuis le premier déconfinement. L’épidémie a incontestablement contribué à faire connaître cette profession. Pas toujours de la bonne manière et avec une explication claire de son rôle médicale auprès du grand public.

En revanche, leur engagement, leur utilité incontestable sur tout le territoire, leur capacité à se mobiliser et à rendre possible une politique de dépistage massif de près de 2 millions de tests RT-PCR par semaine cet automne les a rendus visibles aux yeux des tutelles.

La réussite du travail autour du SI-DEP et du circuit de remontée d’informations ainsi créé est unanimement saluée et donne des idées pour l’après-crise sanitaire. Les biologistes médicaux ont maintenant tous les atouts en mains, pour montrer qu’au-delà de la crise de la Covid, leur rôle médical est un atout majeur pour la santé publique et le bon déroulement des parcours de soin.

INTERVENANTS :

  • Dr François BLANCHECOTTE, Président des JIB, Président du Syndicat des biologistes (SDB)
  • Pr Jean-François DELFRAISSY, Président du conseil scientifique
  • Pr Bruno LINA, membre du Conseil scientifique et virologue
  • Dr Daniel LEVY-BRUHL, épidémiologiste, Responsable de l’unité des infections respiratoires de Santé publique France

Garantie humaine et libération automatique des comptes-rendus d'examens médicaux

Jeudi 10 décembre de 19h00 à 19h45

INTERVENANTS :
  • Bruno GAUTHIER, SELAS Bio86 Site de la polyclinique, Poitiers – France
  • David GRUSON, Directeur de programme santé et membre du Comité exécutif de groupe Jouve, fondateur d’Ethik-IA, Membre du comité exécutif de la chaire Santé Sciences Po, Paris – France
La loi bioéthique voté en deuxième lecture à l’assemblée nationale le 31 juillet 2020 dans son article 11 a introduit le principe de garantie humaine pour des actes à visée préventive, diagnostique ou thérapeutique, utilisant un traitement algorithmique. Les laboratoires de Biologie médicale utilisent depuis plusieurs années des logiciels d’aide à la validation pour libérer automatiquement les compte-rendus. Ces logiciels utilisent des traitements algorithmiques, et leur utilisation va donc être encadrer par cet article ce qui va impacter l’organisation des laboratoires. Nous allons dans cette session vous expliquer les impacts au quotidien de l’article 11 dans la libération des comptes-rendus.

Cn-séries, une nouvelle solution en hémostase. Évaluation des performances de l’analyseur de coagulation sysmex Cn-6000 avec des réactifs de routine prêts à l’emploi.

Symposium réalisé par : Sysmex
Mercredi 9 décembre de 19h00 à 20h00

 

MODÉRATEURS : Yasmine BOURTI, Responsable Scientifique Sysmex France, Roissy – France

Jean-Pierre DELORME, Chef de Produits Hémostase Sysmex France – Roissy – France

INTERVENANTS :

  • Jean-Pierre DELORME, Chef de Produits Hémostase Sysmex France, Roissy – France
  • Dr. Corinne FRÈRE, Hôpital La Pitié, Paris – France
  • Dr. Isabelle MARTIN-TOUTTAIN, Hôpital La Pitié, Paris – France

ADNlc (DPNI): quoi de neuf en 2020?

Atelier réalisé par : Eurofins Biomnis
Mardi 8 décembre de 18h00 à 18h45

 

Informations apportées et place dans le dépistage/diagnostic des anomalies chromosomiques

INTERVENANT :

  • Dr Marc Nouchy, cytogénéticien chez Eurofins Biomnis

Rôle du laboratoire dans le diagnostic et la gestion de la COVID-19

Atelier réalisé par : Beckman Coulter
Mardi 8 décembre de 19h00 à 19h45

Avec la pandémie liée à l’infection au coronavirus SARS-CoV-2, le monde traverse une crise sanitaire majeure aux conséquences économiques et sociales sans précédent. Les professionnels de santé des services d’urgence et d’unités de soins intensifs sont à l’avant-garde de cette bataille contre la COVID-19. Parallèlement, le laboratoire joue un rôle crucial pour le diagnostic, la surveillance épidémiologique et le suivi de l’évolution de la COVID-19. L’industrie du diagnostic et les biologistes ont développé et validé des tests de laboratoire pertinents pour la gestion de la COVID-19 en un temps record. Les tests moléculaires PCR pour la détection de l’ARN du SARS-CoV-2, l’agent causal responsable de la COVID-19, en conjonction avec la prise en compte d’informations cliniques représentent actuellement la solution standard pour le diagnostic. Toutefois, les tests de PCR pourraient être complétés avantageusement par des tests antigéniques, moins chers et plus rapides pour une meilleure gestion de la pandémie. Les tests sérologiques aident à évaluer la réponse immunitaire, à comprendre l’épidémiologie de l’infection au SARS-CoV-2 et à évaluer les performances cliniques des candidats vaccins. Ces tests pourraient aussi potentiellement jouer un rôle important dans l’optimisation des thérapies utilisant le plasma de patients convalescents. Plusieurs tests biochimiques pertinents ont été identifiés dans les premiers rapports cliniques pour le pronostic et le suivi du traitement de la maladie, mais peuvent également aider à comprendre la physiopathologie de l’infection au SARS-CoV-2. Cette session présentera les dernières données probantes sur le rôle critique du laboratoire dans différents aspects essentiels de la gestion de la COVID-19 et discutera les défi s liés au développement, à la validation et à la mise en œuvre clinique de tests de laboratoire clés pour lutter contre la pandémie mondiale de COVID-19.

MODÉRATEUR  :

  • Susi PRINZIS, Manager, Beckman Coulter – France

 

INTERVENANTS :

  • Jean-Sébastien BLANCHET, Ph.D. Affaires médicales et scientifiques, Beckman Coulter, Villepinte, France
  • Susi PRINZIS, Manager, Beckman Coulter – France

Le biologiste augmenté

Atelier réalisé par : Medicus AIMercredi 9 décembre de 18h00 à 18h45

L’atelier digital du Biologiste Augmenté 2020 mettra en valeur le rôle central de la biologie médicale lors de la crise de la COVID-19.
Cette seconde édition organisée par Medicus AI, en partenariat avec Roche Diagnostics France, a eu pour objectif de mettre en évidence la manière dont cette dernière a porté sur le devant de la scène le biologiste, en l’interrogeant sur son métier et ses évolutions.

INTERVENANTS :

  • Lionel BARRAND, Président des jeunes biologistes médicaux
  • François BLANCHECOTTE, Président national du CNPS et du Syndicat des Biologistes,
  • Jules CAPUT, Business Development & Account Manager Medicus
  • Damien GRUSON, Chef de service Biochimie Médicale, Cliniques Universitaires Saint-Luc Expert Commission Européenne, Bruxelles – Belgique
  • Antoine VIMONT, Directeur Healthcare Development chez Roche Diagnostics

Le biologiste médical en Europe à l’avant-scène de la prévention et au cœur de la santé publique

Mercredi 9 décembre de 20h00 à 21h00

Avec la crise sanitaire et depuis longtemps avec les fléaux épidémiques que sont les maladies chroniques, le biologiste médical se trouve au-devant de la scène de la prévention et de la santé publique. L’implication des biologistes médicaux lors de cette pandémie liée au SARS CoV 2 s’est montrée essentielle.

Le but de la session est d’illustrer les différents types d’exercices en Europe, de mieux cerner le rôle, les missions et les compétences médicales du biologiste médical et d’échanger sur les stratégies tournées vers la prévention et la relation biologiste/patient, tant sur le plan scientifique que culturel.

Les intervenants feront un point sur les actions (événements autour d’une pathologie, rencontres, conférences, des stands pour diffuser des informations, etc ) conduites dans le cadre des journées nationales ou mondiales en santé qui sont un vrai symbole d’une mobilisation collective et représentent des temps d’échange conviviaux et de sensibilisation à la prévention.

Cette session a pour objet d’amélioration la visibilité de la  biologie médicale et sa valeur ajoutée dans le parcours de soins, tout en favorisant l’attractivité des jeunes pour cette spécialité médicale.

Cette session sera illustrée par des vidéos valorisant la valeur ajoutée de la Biologie médicale.

 Avec la participation de représentants de sociétés scientifiques de pays européens.

MODÉRATEURS : François BLANCHECOTTE, Executive Board CEPLIS – Bernard GOUGET, Chair iFCC C-MHBLM and chair TF-History

INTERVENANTS :

  • Lise BATHUM, Biochimiste clinique, Hôpital Amager et Hvidovre, Kettegård – Danemark
  • François BLANCHECOTTE, Président, Syndicat des Biologistes, Tours – France
  • Anyla BULO, Centre hospitalier universitaire Mère Theresa, Tirana – Albanie
  • Evngenija HOMŠAK*, Ancien président du SZKKLM, Département de diagnostic de laboratoire, Centre clinique universitaire, Maribor – Slovanie
  • Damien GRUSON, PhD, EuSpLM, FESC Chef du service de biochimie médicale Cliniques universitaires Saint-Luc, UCL Bruxelles – Belgique
  • Bernard GOUGET, Président du Comité de section Santé Humaine du Cofrac, Paris – France
  • Alexander HALIASSOS, Biochimiste clinique,Société grecque de chimie clinique – Vouliagmeni Attica – Grèce
  • Mariam KLOUCHE, Professeur et Médecin au Laborzentrum Medizinisches Versorgungszentrum, Bremen, Allemagne
  • Sanja STANKOVIC, Head of Department of Clinical center Srbije, Belgrade (CCS)
  • Tomas ZIMA*, Université Charles de Prague, République-Tchèque
  • Daniel RAJDL, Université Charles de Prague Institut de biochimie clinique et d’hématologie, Pilsen – République Tchèque
  • Henrique REGUENGO, PharmD, MSc, EuSpML, Président du SPLM, Porto – Portugal
  • Anna VELTS-LINDH, Head of Laboratory, West Tallinn Central Hospital – Estonie
  • *TBC

Les Laboratoires de biologie médicale de référence (LBMR), une excellence à exporter à l'international

Jeudi 10 décembre de 15h00 à 16h30
Accès à la session sur invitation 

Définis par le décret n°2016-1989 du 30 décembre 2016, un LBMR est un laboratoire de biologie médicale dont la compétence et l’expertise de haut niveau sont  reconnues à l’échelle nationale et internationale  en raison de : son activité de développement d’analyses innovantes dans un domaine ciblé ; de ses publications internationales dans le domaine associé à une application dans le soin et de sa capacité à animer et à coordonner les réflexions  à travers les sociétés savantes et/ou les agences nationales. Le LBMR a un rôle  stratégique en santé. publique ; Il joue un rôle de recours , exerce  une mission d’alerte auprès des autorités sanitaires et a une mission d’information, de recommandation et/ou de formation. La session est l’opportunité de restituer les travaux du comité de sélection des LBMR mis en place le 1 Octobre 2019 et de démontrer que la biologie médicale française est innovante et à la pointe de la recherche mondiale.

MODÉRATEURS :Bernard GOUGET, Président Comité de Sélection LBMR – Catherine GUICHARD, Chef de projet DGS PP/PP1 ( TBD)

INTERVENANTS : les Présidents des commissions spécialisées Comité Scientifique  LBMR :

  • Sophie SUSEN, Coordinateur de centre expert –Directrice de laboratoire et Directrice de département Institut d’hématologie, – Centre de Biologie Pathologie Génétique CHU, Lille – France
  • Guislaine CARCELAIN, Biologiste médical, Hôpital Robert-Debré, Paris – France
  • Alain CARRIÉ, Biologiste médical, Hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris – France
  • Florence DOUCET-POPULAIRE, Chef de service, Hôpital Antoine Béclère, Clamart – France
  • Antoinette LEMOINE-CORBEL, Biochimie, Hôpital Paul-Brousse, Villejuif et DMU APHP Université, Paris Saclay – France
  • Gilles PAINTAUD, Chef de l’équipe de recherche PATCH (Pharmacologie des Anticorps Thérapeutiques Chez l’Homme), Tours – France
  • Thierry PEYRARD, Chef de Département, LBM, de l’institut national de la transfusion sanguine (INTS), Paris – France
  • Hervé PUY, Professeur des universités, chef de pôle biologie – pharmacie – recherche, biophare HUPNVS, CRI-UMR1149 Université Paris Diderot, Paris – France
  • Pierre SUJOBERT, Médecin Hématologue, HCL Lyon – France

Comment naviguer dans la transformation numérique de la médecine de laboratoire et des soins de santé ?

La session présentera de manière pratique le rôle de l’IA en tant que technologie importante dans le domaine du dépistage, de son intérêt dans les simulations prédictives et prévisionnelles, dans la recherche des contacts et dans le développement de médicaments pour lutter contre le SRAS-CoV-2 et son épidémie associée.

Aujourd’hui, les technologies numériques créent un nouveau environnement virtuel pour les consommateurs et les professionnels de la santé. Des informations facilement accessibles et personnalisées sur les appareils mobiles peuvent contribuer à améliorer les soins et à renforcer les relations patient / prestataire. Le Comité IFCC sur la santé mobile (C-MHBLM) présentera les résultats de l’enquête qui déterminent les perspectives d’applications actuelles et futures des innovations numériques dans les secteurs de la médecine de laboratoire et de la santé. La pertinence des solutions de diagnostic numérique, la mise en œuvre et les obstacles à l’adoption des technologies numériques, ainsi que le rôle des fournisseurs dans le soutien de l’innovation seront discutés.

La numérisation des soins de santé va révolutionner la prestation des soins en la rendant plus sûre, meilleure et plus efficace. MedTech Europe participe à la conduite de ce changement. Leur représentant présentera leur  vision et stratégies.

La santé numérique est là – il est temps de prendre les devants.

MODÉRATEURS :

  • Bernard GOUGET, IFCC- Division des technologies émergentes et IFCC-MHBLM
  • Damien GRUSON, IFCC- Division des technologies émergentes et IFCC-MHBLM
  • Sergio BERNARDINI, IFCC- Division des technologies émergentes et IFCC-MHBLM

INTERVENANTS :

Applications de l’IA dans les soins de santé et la médecine de laboratoire pour lutter contre l’épidémie du nouveau coronavirus.

  • Sergio BERNARDINI, Président de la Division des technologies émergentes de l’IFCC, Tor Vergata – Rome

Diagnostic numérique et santé mobile en médecine de laboratoire : une enquête IFCC-C-MHBLM sur la pratique actuelle et les perspectives d’avenir.

  • Frank DESIERE, Responsable des solutions de santé numérique CPS Roche International, Membre Corporate- IFCC-CMHBLM

Piloter la digitalisation des soins de santé : la vision de Med’Tech.

  • Michael STRUBIN, Responsable de la section santé numérique de MedTech Europe

E-cardiologie et médecine de laboratoire

En partenariat avec SNIBE

Santé mobile, data, transition digitale, télémédecine étaient déjà largement discutés et utilisés avant la pandémie mondiale de Covid. Cette dernière a néanmoins servi d’amplificateur à leur recours pour le diagnostic et pour le suivi de nombreuses pathologies et notamment cardiovasculaires. Cette session pluridisciplinaire permettra d’appréhender l’apport de la révolution digitale et des nouvelles technologies en cardiologie ainsi que de leur intérêt pour le patient et dans la mise en place de trajets de soin optimisés. L’apport du biologiste à ce nouvel environnement de e-cardiologie sera également discuté. Cette session mettra également l’accent sur l’importance de la définition de nouvelles compétences et certifications adaptées à cet environnement data et digital.

MODÉRATEURS : Bernard GOUGET, Président du Comité de section Santé Humaine du Cofrac, Paris – France
Damien GRUSON, PhD, EuSpLM, FESC Chef du service de biochimie médicale Cliniques universitaires Saint-Luc, UCL Bruxelles – Belgique

INTERVENANTS :

Quels bénéfices de la révolution data et digitale en cardiologie ?

  • Enrico CAIAINI, Professeur associé – Département Electronique, information et bio-ingénierie de l’Université Polytechnique de Milan – Italie

Insuffisance cardiaques : vers de nouvelles perspectives ?

  • Anne-Catherine POULEUR, Chef de clinique – Service de cardiologie, Cliniques Universitaires, Saint-Luc, Bruxelles – Belgique

Trajets de soins intégrés : quelle mission pour le biologiste ?

  • Damien GRUSON, PhD, EuSpLM, FESC Chef du service de biochimie médicale Cliniques universitaires Saint-Luc, UCL Bruxelles – Belgiqu

La digitalisation en médecine de laboratoire, de nouveaux enjeux pour les sociétés scientifiques ?

  • Pradeep DABLA, B.Pant Institute de Postgraduate Medical Education & Research (GIPMER) GNCTD, Delhi -Inde